Dany Bonneville, un «quêteux» professionnel


Édition du 28 Novembre 2015

Dany Bonneville, un «quêteux» professionnel


Édition du 28 Novembre 2015

Par Claudine Hébert

« C’est notre devoir à nous, entrepreneurs, de faire notre part », affirme Dany Bonneville, pdg des Industries Bonneville. [Photo : Jérôme Lavallée]

«Je suis un quêteux !» dit d'emblée Dany Bonneville sans la moindre gêne. Le pdg des Industries Bonneville s'est fixé deux missions : donner le plus de temps, d'argent et de biens et services qu'il peut ; et faire en sorte que son entourage, particulièrement les gens du milieu des affaires, en fasse autant. Pour y arriver, il sollicite beaucoup ses relations.

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Fondation des maladies du coeur et de l'AVC, Opération Enfant Soleil, Société Alzheimer de Montréal, sans compter les multiples organisations locales et sportives qui font appel à la générosité de l'entreprise, Industries Bonneville est devenue une PME qui rayonne dans le milieu philanthropique.

L'entrepreneur n'hésite pas à afficher ses couleurs philanthropiques. Si vous passez devant le bâtiment du siège social des Industries Bonneville à Beloeil, vous verrez flotter trois drapeaux. Celui de l'entreprise et ceux des fondations des maladies du coeur et d'Opération Enfant Soleil.

«C'est notre devoir à nous, entrepreneurs, de faire notre part. Quelle que soit l'ampleur du don ou de la cause à laquelle on souhaite s'associer, on se doit de contribuer à la société. Il faut que notre réseau de relations profite aux organisations caritatives», affirme le constructeur de maisons usinées.

Depuis qu'il a instauré la mission philanthropique au sein de son entreprise, il y a huit ans, Dany Bonneville verse annuellement des dons - mais n'en précise pas le montant total. Ceux-ci vont de la commandite d'athlète à 1 500 $ à une maison d'une valeur de 500 000 $. Une dizaine de maisons, dont trois duplex, ont déjà été octroyées dans le cadre de diverses campagnes de financement. Au cours des deux dernières années, des maisons ont été offertes à Opération Enfant Soleil. L'année dernière, plus de 1,4 million de dollars ont été amassés grâce à la vente de billets pour la maison Laila. Cette année, Dany Bonneville espère franchir le cap des 1,6 M$ pour la maison Gabrielle. Chacune des maisons porte le nom d'une enfant ambassadrice d'Opération Enfant Soleil. «Mon grand-père aimait baptiser ses nouveaux modèles de maison aux noms de ses enfants et de ses petits-enfants», indique-t-il.

Sans l'aide de ses partenaires et surtout de ses fournisseurs, l'entreprise aurait été incapable, à elle seule, d'effectuer de tels dons, soutient-il. À ce propos, les fournisseurs ont tout intérêt à contribuer aux projets et activités philanthropiques auxquels l'entreprise s'associe. «Sinon, ils sont très mal perçus de ma part. Et ils savent que je suis capable de les remplacer par un autre fournisseur plus généreux», ajoute Dany Bonneville, qui sait se montrer très persuasif.

Assez stable pour donner au suivant

Son rôle à titre de président d'honneur, depuis quatre ans, de la soirée des vins de la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC, ne laisse aucun doute sur ses façons de convaincre. Avant qu'il n'en assume la présidence, les soirées permettaient d'amasser 35 000 $. En 2014, ce sont plus de 150 000 $ qui ont été versés à la fondation. «Cette année, je vise les 200 000 $», soutient Dany Bonneville. L'entrepreneur estime avoir convaincu au moins une cinquantaine de dirigeants de collaborer à ses divers projets et aventures philanthropiques.

Quel a été le déclic ? Pourquoi avoir commencé à s'investir dans des causes ? «Il y a 15 ans, j'ai été soigné pour une infection au pied à l'Hôpital Pierre-Boucher. J'ai reçu des soins hors pair au centre hospitalier, ce qui m'a incité à commencer à faire des dons à sa fondation.»

Ensuite, le directeur général de la fondation du centre hospitalier a été recruté par la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC. Ce centre a alors demandé à M. Bonneville s'il serait possible d'offrir une maison lors d'une campagne de financement. L'idée a fait son chemin. «Je représente la troisième génération d'une entreprise familiale fondée en 1961. Je me suis aperçu que l'entreprise était rendue à ce stade, qu'elle était assez stable pour redonner au suivant», conclut-il.

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