À surveiller: Marché Goodfood, Stelco et Eldorado Gold

Publié le 15/04/2022 à 08:31

À surveiller: Marché Goodfood, Stelco et Eldorado Gold

Publié le 15/04/2022 à 08:31

Par Catherine Charron

L’adoption des consommateurs de son nouveau service est difficile à prédire. (Photo: courtoisie)

Que faire avec les titres de Marché Goodfood, Stelco et Eldorado Gold? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée.

Marché Goodfood (FOOD, 2,94$): l’enseigne perd des clients

Les clients de Marché Goodfood ont levé le nez sur ses produits au cours du deuxième trimestre de l’exercice 2022, rapporte Jim Byrne d’Acumen Capital. En un an, son nombre de clients actifs a chuté de 306 000 à 246 000, et ses abonnés sont passés de 319 000 à 295 000.

Ne profitant plus du tremplin pandémique, l’ensemble des résultats de la spécialiste des plats prêts à cuisiner se sont établis sous les prévisions de l’analyste, mais surtout, bien en deçà de sa performance à l’exercice précédent.

À 73,4 millions de dollars (M$), ses revenus ont glissé de près de 27% en un an. L’analyste misait pourtant sur 83,5M$, tout près des prévisions du consensus qui s’établissaient à 83,4 M$. Il souligne que la direction a laissé entendre qu’il faudra attendre à l’automne prochain avant d’observer à nouveau de la croissance.

Ses profits bruts moins importants et ses frais de vente, généraux et administratifs plus élevés au deuxième trimestre ont fait croître plu que prévu ses pertes avant intérêts, impôts et amortissement, à 13,6M$, tandis que Jim Byrne et le Bay Street tablaient respectivement sur 13,2 M$ et 12,4 M$.

En date du 5 mars 2022, dernière journée de son deuxième trimestre, elle avait près de 105, 7 M$ en liquidité, ses flux de trésorerie dépensés ayant été de 13,7M$. Au cours de cette même période, l’entreprise a ouvert trois nouvelles installations de distribution pour son service de livraison à la demande, indique l’analyste, dans les régions de Toronto, Montréal et Ottawa.

Ce nouveau service a été utilisé par 27 000 clients dont les revenus tirés de ses ventes devraient être de 34 M$, précise Jim Byrne. C’est d’ailleurs en attirant davantage de clients vers ce service que l'entreprise compte améliorer de 45 M$ son bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement.

Elle veut aussi élargir son réseau de petits centres de distribution, et bonifier ses liquidités et sa rentabilité. Pensant avoir une longueur d’avance au Canada avec son service de livraison à la demande, Marché Goodfood a rappelé que les entreprises qui offrent un service similaire en Europe ont eu une croissance explosive, rapporte l’analyste.

L’adoption des consommateurs étant toutefois difficile à prédire, Jim Byrne ajuste à la baisse ses attentes à l’égard de la capacité de Marché Goodfood à générer des revenus, mais aussi son multiple d’évaluation de son ratio valeur d’entreprise/ventes. La société devrait encore être ralentie pour de nombreux trimestres à cause des nouveaux frais inhérents à sa stratégie.

«Même si nous reconnaissons que Marché Goodfood se tient devant des opportunités, n’en demeure pas moins que la livraison de nourriture et d’épicerie est un secteur très compétitif, dans lequel se trouvent déjà d’importants joueurs», rappelle-t-il.

S’il réitère sa recommandation de «maintien», l’analyste d’Acumen Capital fait néanmoins passer son cours cible de 4,25$ à 3,50$.

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