L’effondrement des actions pour provoquer une renaissance?

Publié le 24/03/2023 à 14:09

L’effondrement des actions pour provoquer une renaissance?

Publié le 24/03/2023 à 14:09

Du début de l’année au 15 mars, le Fonds d’actions américaines Manuvie F a eu un rendement de 0,06 %, contre 1,49 % pour la catégorie Actions américaines. (Photo: 123RF)

 

Même si certaines actions bancaires s’effondrent au cours des derniers jours, la chute de celles-ci n’est pas nécessairement une mauvaise chose, selon un gestionnaire du Fonds d’actions américaines Manuvie.
«C’est une bonne chose sur le long terme. Les titres du Trésor américain sur dix ans rapportent environ 3,8 %, contre 0,75 % il y a un an. Cela rend donc les valorisations un peu plus raisonnables. Mais l’issue n’est pas claire. Si la Fed augmente suffisamment les taux pour ralentir l’économie et faire baisser l’inflation, elle pourrait obtenir l’atterrissage en douceur attendue par beaucoup de gens. À l’inverse, il se peut que l’inflation ne soit pas complètement contenue. Ce sont les deux principaux scénarios possibles», a indiqué Grayson Witcher.
La Réserve fédérale comprend que les inconvénients d’une inflation élevée sont importants, et elle veut donc s’assurer qu’elle atténue ce risque. «Elle a clairement annoncé qu’elle était disposée à remonter les taux jusqu’à ce qu’elle se sente que l’inflation est contrôlée, dit M. Witcher. On dirait que l’inflation s’est calmée ces derniers mois et qu’après avoir suivi une trajectoire ascendante, elle a connu un plafonnement, puis est redescendue un peu. Mais quand on examine quelques moteurs importants de l’inflation comme l’inflation des salaires ou l’emploi, ces derniers ne sont pas à la baisse. Voilà certaines des principales inquiétudes que nous avons.»
La meilleure attaque, la défense
Le gestionnaire note que, ces deux dernières années, alors que le prix de certaines actions atteignait des niveaux élevés, l’équipe a élagué sa participation à des actions comme Alphabet (GOOGL) et Ansys. (ANSS), qui fabrique des logiciels de simulation d’ingénierie. « Voilà comment le portefeuille s’ajuste de temps en temps. La philosophie ne change pas, mais les résultats vous amènent à quelques petits ajustements du portefeuille. Le portefeuille est donc devenu un peu plus défensif au cours de cette période », dit M. Witcher, notant que l’équipe a étoffé sa participation à la société de biens de consommation courante McCormick & Co. (MKC) et à des sociétés de services publics comme Southern Company (SO).
Du début de l’année au 15 mars, le Fonds d’actions américaines Manuvie F a eu un rendement de 0,06 %, contre 1,49 % pour la catégorie Actions américaines. Le rendement de l’indice Morningstar Croissance du marché américain a été de 3,58 %. Toutefois, à plus long terme, le fonds s’est surclassé. Sur des périodes de cinq et 10 ans, il a eu des rendements annualisés respectifs de 9,31 % et 14,02 %. Pour leur part, les rendements annualisés de la catégorie ont été de 7,26 % et 11,74 % pour les mêmes périodes. Quant aux résultats de l’indice, ils ont été respectivement de 9,72 % et 14,59 %.
Bien que le portefeuille soit construit de façon ascendante, la technologie est le plus gros secteur à 24 % (au 31 décembre). Les services financiers suivent avec 20 %, puis les valeurs industrielles avec 12 %

Même si certaines actions bancaires s’effondrent au cours des derniers jours, la chute de celles-ci n’est pas nécessairement une mauvaise chose, selon un gestionnaire du Fonds d’actions américaines Manuvie.

«C’est une bonne chose sur le long terme. Les titres du Trésor américain sur dix ans rapportent environ 3,8 %, contre 0,75 % il y a un an. Cela rend donc les valorisations un peu plus raisonnables. Mais l’issue n’est pas claire. Si la Fed augmente suffisamment les taux pour ralentir l’économie et faire baisser l’inflation, elle pourrait obtenir l’atterrissage en douceur attendue par beaucoup de gens. À l’inverse, il se peut que l’inflation ne soit pas complètement contenue. Ce sont les deux principaux scénarios possibles», a indiqué Grayson Witcher.

La Réserve fédérale comprend que les inconvénients d’une inflation élevée sont importants, et elle veut donc s’assurer qu’elle atténue ce risque. «Elle a clairement annoncé qu’elle était disposée à remonter les taux jusqu’à ce qu’elle se sente que l’inflation est contrôlée, dit M. Witcher. On dirait que l’inflation s’est calmée ces derniers mois et qu’après avoir suivi une trajectoire ascendante, elle a connu un plafonnement, puis est redescendue un peu. Mais quand on examine quelques moteurs importants de l’inflation comme l’inflation des salaires ou l’emploi, ces derniers ne sont pas à la baisse. Voilà certaines des principales inquiétudes que nous avons.»

La meilleure attaque, la défense 

Le gestionnaire note que, ces deux dernières années, alors que le prix de certaines actions atteignait des niveaux élevés, l’équipe a élagué sa participation à des actions comme Alphabet (GOOGL) et Ansys. (ANSS), qui fabrique des logiciels de simulation d’ingénierie. « Voilà comment le portefeuille s’ajuste de temps en temps. La philosophie ne change pas, mais les résultats vous amènent à quelques petits ajustements du portefeuille. Le portefeuille est donc devenu un peu plus défensif au cours de cette période », dit M. Witcher, notant que l’équipe a étoffé sa participation à la société de biens de consommation courante McCormick & Co. (MKC) et à des sociétés de services publics comme Southern Company (SO).

Du début de l’année au 15 mars, le Fonds d’actions américaines Manuvie F a eu un rendement de 0,06 %, contre 1,49 % pour la catégorie Actions américaines. Le rendement de l’indice Morningstar Croissance du marché américain a été de 3,58 %. Toutefois, à plus long terme, le fonds s’est surclassé. Sur des périodes de cinq et 10 ans, il a eu des rendements annualisés respectifs de 9,31 % et 14,02 %. Pour leur part, les rendements annualisés de la catégorie ont été de 7,26 % et 11,74 % pour les mêmes périodes. Quant aux résultats de l’indice, ils ont été respectivement de 9,72 % et 14,59 %.

Bien que le portefeuille soit construit de façon ascendante, la technologie est le plus gros secteur à 24 % (au 31 décembre). Les services financiers suivent avec 20 %, puis les valeurs industrielles avec 12 %.

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