La firme de génie-conseil Stantec se donne les moyens de croître

Publié le 29/11/2008 à 00:00

La firme de génie-conseil Stantec se donne les moyens de croître

Publié le 29/11/2008 à 00:00

Par Dominique Beauchamp

Récession ou pas, la firme de génie-conseil Stantec (Tor., STN, 20,17 $), d'Edmonton, reste fidèle à son plan de match et réalise sa plus importante acquisition en 54 ans.

Stantec met la main sur la firme Jacques Whitford, de Halifax, qui emploie quelque 1 700 personnes. La transaction de 143 millions de dollars comble plusieurs besoins stratégiques, ce qui aidera Stantec à braver la récession, estiment les analystes.

"Stantec et Jacques Whitford offriront leur savoir-faire respectif aux clients de chacune des deux entreprises et amélioreront ainsi leur avantage concurrentiel auprès d'eux", dit Bill MacKenzie, analyste chez TD Newcrest, qui hausse son cours cible d'un an de 23 à 24 $.

La transaction diversifie le marché et l'offre de Stantec.

Jacques Whitford réalise 85 % de ses revenus au Canada, un atout pour Stantec puisque ses divisions américaines sont freinées par la crise.

Pour son troisième trimestre, Stantec a réduit de 58 millions de dollars la valeur accordée à la clientèle de ses divisions américaines en raison des difficultés financières de certains clients. C'est une première pour elle.

Par ailleurs, Jacques Whitford tire 38 % de ses revenus du secteur de l'environnement, y compris l'obtention de permis et l'assainissement de sols. Ces services-conseils croissent plus rapidement que les autres spécialités du génie-conseil.

Stantec augmente ainsi de 28 à 38 % la part des revenus qu'elle réalise dans le domaine de l'environnement.

En gonflant la taille de sa division environnementale, Stantec diminue par le fait même, de 21 à 18 %, la part des revenus qu'elle tire de ses services-conseils en urbanisme, un secteur durement frappé par la récession aux États-Unis, explique Richard Stoneman, analyste chez Valeurs mobilières Dundee.

Habituellement, à chaque acquisition, Stantec accroît ses revenus dans les mêmes proportions que la hausse du nombre d'employés, laquelle s'établit à 17 % dans ce cas-ci.

Bert Powell, analyste chez BMO Nesbitt Burns, préfère jouer de prudence, car il s'attend à ce que des projets miniers et énergétiques soient reportés ou annulés faute de financement. Il abaisse son cours cible de 30 à 25 $.

dominique.beauchamp@transcontinental.ca

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