Nouveaux bureaux: Ludia se donne le droit à l'erreur

Publié le 18/10/2021 à 08:00

Nouveaux bureaux: Ludia se donne le droit à l'erreur

Publié le 18/10/2021 à 08:00

Par Catherine Charron
Une partie de l'équipe de Poches et fils

Ludia veut «compléter l’expérience employé, et non répliquer ce qu’ils peuvent faire de chez eux». (Photo: Marvin Meyer pour Unsplash)

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RHÉVEIL-MATIN. Un peu plus d'un mois après avoir signé une entente d’acquisition par l’américaine Jam City, la créatrice de jeux vidéo mobile Ludia a inauguré vendredi ses bureaux adaptés au travail hybride.

Cette nouvelle disposition est à des années-lumière de celle qui avait été imaginée par la société, lorsqu’elle a ajouté deux étages supplémentaires à son bail peu avant le début de la pandémie.

Si l’objectif était d’abord d’agrandir son bureau pour supporter sa croissance, et passer de 400 à 500 places assises, la direction de l’entreprise basée à Montréal a complètement revu ses plans, pour mieux «compléter l’expérience employé, et non répliquer ce qu’ils peuvent faire de chez eux», raconte son cofondateur et PDG, Alex Thabet.

Ludia a en effet constaté que la productivité de son équipe a même augmenté depuis qu’elle accomplit ses tâches individuelles de la maison. C’est d'ailleurs pourquoi elle s’est engagée à ne pas revenir en arrière lorsque les mesures sanitaires seront abolies, permettant à ses artisans de travailler en tout temps de l’endroit qui leur convient. Mais tout n’est pas à l’épreuve du télétravail.

«Là où on a énormément de difficulté dans le processus créatif, c’est tout le côté participatif qui demande en général ce qu’on faisait dans le passé, soit des rencontres, des brainstorms qui se font en présence de tout un chacun dans un environnement favorable à l’échange», raconte Alex Thabet.

Les trois quarts de ce nouvel espace seront donc dédiés à la discussion, que ce soit assis confortablement dans des banquettes capitonnées, près d’un des multiples tableaux blancs disposés un peu partout dans un endroit où il n’y aura pas de contraintes de bruits, ou dans une salle de conférence adaptée au travail d'équipe hybride. Dans ceux-ci, des écrans interactifs ont été installés pour permettre de faire des croquis visibles à la fois aux participants en présentiel et à distance.

Leurs employés pourront aussi y bosser individuellement, à partir de bureaux où ils pourront connecter leur ordinateur portable. Le fondateur de l’entreprise laisse entendre que seuls ceux qui comptent revenir à temps plein auront droit à des places attitrées.

En fonction de l’utilisation que feront ses artisans de cet espace complètement revampé, Ludia ajustera le reste de ses pieds carrés, qui n’ont pour l’instant pas été adaptés à cette nouvelle philosophie. Et ça comprend aussi, ultimement, de renégocier le bail pour n’occuper que le plancher qui lui est réellement nécessaire, alors qu’elle s’attend à accueillir de 50 à 200 de ses travailleurs.

Alex Thabet compte garder l’ensemble de ses trois étages de la rue Saint-Nicolas. Bien qu’elle ait impliqué ses employés dans cette démarche pour «s’assurer que ce qu’il mettait en place avait du sens», Ludia se donne la latitude de revenir à la table à dessin, si elle constate que l’espace n’est pas en harmonie avec les besoins de son équipe tout au long de leur retour progressif. «La raison pour laquelle on s’est concentré sur un seul étage, c’est pour apprendre et s’améliorer, puis répliquer cette formule sur les autres», confie-t-il. Cette observation commencera dès le 1er novembre prochain.

 

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