TMA utilise un procédé de moulage unique au pays

Publié le 10/12/2012 à 11:16, mis à jour le 10/12/2012 à 14:11

TMA utilise un procédé de moulage unique au pays

Publié le 10/12/2012 à 11:16, mis à jour le 10/12/2012 à 14:11

Le Centre de métallurgie du Québec a mis au point un procédé de moulage à basse pression unique au pays. Le procédé a permis la fabrication de couvercles de batteries robuste et étanche qui répond aux critères de l'industrie des voitures électriques.

«Le procédé de moulage à basse pression permet la production de pièces très résistantes», indique d'entrée de jeu Gheorghe Marin, directeur général du CMQ. Il permet d'éliminer la porosité des pièces.

Dans le cas des couvercles de batteries, «cela empêche les gaz et les substances dangereuses qu'on retrouve dans ce type de batterie de s'échapper», explique-t-il.

Pour l'essentiel, ce procédé de moulage utilise un moule en fonte ou en acier. Toutefois, au lieu d’utiliser la gravité comme force de remplissage, un mélange de gaz est pressurisé dans une chambre hermétique qui renferme le creuset.

Ainsi, la pression exercée sur le mélange force le remplissage de la cavité. Un procédé qui prévient l’apparition de défauts de moulage.

Les pièces sont alors produites de façon répétitive avec un procédé dont les paramètres peuvent être contrôlé de manière à optimiser le remplissage et de diminuer les turbulences. Le procédé est ainsi plus efficace que le remplissage avec un creuset conventionnel.

Le CMQ assure la recherche et le développement du procédé de moulage à basse pression depuis 2009.
«Nous continuons d'adapter le procédé afin qu'il puisse servir à d'autres types de pièces», dit Gheorghe Marin.

Pour ce faire, le centre collabore avec TMA, située à Trois-Rivières, une fonderie de métaux légers spécialisée dans les alliages de magnésium et d'aluminium. TMA applique le procédé dans une production à grande échelle.

Le procédé est déjà utilisé à des fins commerciales. TMA produit des couvercles étanche des batteries qu'on retrouve dans la Bluecar, une petite voiture électrique produites par le géant français Bolloré.

Gheorghe Marin explique que TMA a décroché un contrat auprès de Bathium Canada, une filiale canadienne du constructeur français qui produit et commercialise une batterie au lithium.

À l'heure actuelle, le CMQ et TMA ont coulé environ 12 000 couvercles de batterie par procédé de moulage à basse pression. Et le nombre pourrait croître

Le potentiel est notable. Quoique conçues pour la BlueCar, ces batteries pourraient s'adapter à tout type de véhicules électriques, a déjà fait savoir les dirigeants de Bathium Canada.

Qui plus est, le procédé pourrait être utilisé dans d'autres secteurs que celui du transport, dit Gheorghe Marin.

«Le moulage basse pression pourrait servir à la production de boîtier pour luminaires, par exemple, ou une gamme d'appareils électroniques.» Ne reste plus qu'à défricher les marchés.

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