Concurrence: le PDG de Google défend les contrats avec Apple au tribunal

Publié le 30/10/2023 à 16:15, mis à jour le 30/10/2023 à 16:17

Concurrence: le PDG de Google défend les contrats avec Apple au tribunal

Publié le 30/10/2023 à 16:15, mis à jour le 30/10/2023 à 16:17

Par AFP

D'après le ministère de la Justice américain, Google a bâti son empire grâce à des contrats d'exclusivité illégaux avec des entreprises comme Apple, pour que son outil soit installé par défaut sur leurs appareils et services. (Photo: 123RF)

Sundar Pichai, le patron de Google, s'est défendu lundi au tribunal contre les accusations selon lesquelles son entreprise aurait agi illégalement pour préserver la position dominante de son moteur de recherche, le plus utilisé au monde. 

D'après le ministère de la Justice américain, le groupe californien a bâti son empire grâce à des contrats d'exclusivité illégaux avec des entreprises comme Apple, pour que son outil soit installé par défaut sur leurs appareils et services.

Le procès historique, qui a lieu depuis le 12 septembre à Washington, a déjà permis de révéler que Google a déboursé 26 milliards de dollars américains (G$US) l'année dernière pour rester le moteur de recherche par défaut sur divers téléphones intelligents et navigateurs internet. L'essentiel de cette somme a été versé à Apple.

Sundar Pichai a commencé son témoignage dans la salle d'audience de Washington en réitérant la mission de l'entreprise selon lui: rendre l'information «universellement accessible et utile» à tous.

«Cette mission est plus intemporelle et plus pertinente que jamais», a déclaré Sundar Pichai, compte tenu des nouveaux concurrents dans le domaine de la recherche en ligne et des progrès de l'intelligence artificielle.

Mais au cours de deux heures de questions, les avocats du gouvernement américain ont tenté de démonter cette affirmation.

S'appuyant sur des courriels, des discussions et des lettres datant parfois de vingt ans, le gouvernement a poussé Sundar Pichai à admettre que l'accord par défaut entre Google et Apple était essentiel pour l'entreprise.

Lors d'un échange tendu, le dirigeant s'est vu présenter un mémo interne dans lequel Google s'inquiétait du fait que certaines recherches d'utilisateurs sur les iPhone étaient «cannibalisées» par l'assistant vocal d'Apple, Siri.

En 2019, Sundar Pichai a expliqué au PDG d'Apple, Tim Cook, que cela pouvait expliquer les revenus moins importants que prévu d'Apple provenant des recherches Google l'année précédente, et qu'il était possible d'y remédier.

«Notre vision est que nous travaillons comme une seule entreprise» lorsqu'il s'agit de recherche en ligne, a déclaré un mémo de Google, résumant une autre réunion de haut niveau entre les deux entreprises en 2018.

Sundar Pichai a réagi à ce mémo en insistant sur le fait que les deux géants des technologies «se font une concurrence féroce sur de nombreux produits», tout en ajoutant qu'«il y avait peut-être une certaine exubérance irrationnelle sur la façon dont la réunion s'est déroulée». 

Le patron de Google a également été interrogé sur la suppression automatique d'enregistrements de discussions internes.

Des avocats du gouvernement soupçonnent le patron d'avoir tenté d'empêcher que des conversations incriminantes soient présentées comme preuves.

Sur le même sujet

Bye à l'auto d’Apple et concurrence contre l'obésité

EXPERT INVITÉ. Fantasme pour certains, c’était pourtant un projet bien ancré dans l’esprit des investisseurs.

À surveiller: BMO, Apple et Banque Scotia

28/02/2024 | Denis Lalonde

Que faire avec les titres de BMO, Apple et Banque Scotia? Voici quelques recommandations d’analystes.

À la une

Décès de Brian Mulroney, le «p'tit gars de Baie-Comeau»

Mis à jour il y a 57 minutes | LesAffaires.com et La Presse Canadienne

Sa fille Caroline en a fait l'annonce sur le réseau social X, jeudi en fin de journée.

La relance d'un journal: «On était cowboys, on n'avait peur de rien»

Édition du 21 Février 2024 | Sophie Chartier

SPÉCIAL 95 ANS. Au début des années 1980, «Les Affaires» devient en un an un incontournable du milieu des affaires.

Ce qu'en disent nos lecteurs...

Édition du 21 Février 2024 | Les Affaires

SPÉCIAL 95 ANS.  «Il y a eu une promotion en 1977 au cégep de Trois-Rivières et je le lis depuis bientôt 47 ans...»