Acheter local... sur Amazon

Publié le 22/08/2022 à 11:30

Acheter local... sur Amazon

Publié le 22/08/2022 à 11:30

Par Nicolas St-Germain

La boutique a été lancée sans tambour ni trompette «cette année», confirme l’entreprise américaine par courriel. (Photo: 123RF)

LA TECHNO PORTE CONSEIL est une rubrique qui vous fait découvrir des plateformes, de nouveaux outils ou de nouvelles fonctionnalités pouvant être implantés facilement et rapidement dans votre quotidien au travail, en plus de démystifier les tendances technos du moment.

LA TECHNO PORTE CONSEIL. Il est maintenant possible d’acheter en ligne des produits québécois. Et ce n’est pas par l’entremise du Panier Bleu — dont le volet transactionnel est toujours prévu à l’automne —, mais plutôt en passant par la nouvelle boutique Fleurdelysé, accessible sur le site d’Amazon.

Cette boutique a été lancée sans tambour ni trompette «cette année», confirme l’entreprise américaine par courriel. Elle affiche tous les produits qui répondent à l’un ou l’autre des critères suivants: la dernière transformation substantielle a eu lieu au Québec ou au moins 51% des coûts directs de production ou de fabrication ont été engagés au Québec.

C’est Simon Marcotte, vice-président du groupe J’achète québécois, j’achète local (JQJL), qui a mis la puce à l’oreille de Les Affaires après avoir contacté le service technique d’Amazon en juin pour savoir si un onglet filtrant tous les produits québécois existait. À la suite d’une réponse négative, il est tombé sur Fleurdelysé en juillet.
 
JQJL a profité de cette nouvelle boutique pour créer un site fleurdelyse.ca, qui permet de rediriger vers la boutique. Amazon a aussi créer un lien de redirection (amazon.ca/quebec) pour y accéder plus rapidement. 

Le groupe a commencé à promouvoir ce nouvel outil dans leur groupe Facebook, qui compte plus de 300 000 abonnées. «Faire compétition à Amazon est un projet d’envergure démesurée», mentionne Simon Marcotte.

 

Grâce à l’annonce du Panier Bleu

Sans rien enlever aux autres initiatives québécoises comme le Panier Bleu, il croit que de travailler avec l’entreprise californienne est une meilleure idée pour atteindre leur objectif. «C’est un super beau projet, avance-t-il. Ça a aidé à encourager l’achat local.» Il croit néanmoins que le gouvernement provincial aurait pu regarder ce qui se faisait déjà ailleurs au Québec.

«Quand l’annonce du Panier Bleu a été faite, on a été les premiers à en parler sur notre groupe Facebook, rappelle Nicolas Beaudry, président de JQJL. Parce que ça allait directement dans la même lignée que notre mission, qui est de faire quelque chose pour soutenir les entreprises d’ici.»

L’histoire de ce fameux groupe Facebook qui attire aujourd’hui 180 000 visites quotidiennement et dont 65 à 70% des membres le consultent aux deux jours — selon les données fournies par JQJL — est justement intimement liée à celle du Panier Bleu.

À gauche, Nicolas Beaudry, président de JQJL, et à droite, Simon Marcotte, vice-président de JQJL. (Photo: courtoisie)

Au moment de sa fondation par Nicolas Beaudry en 2018, en réponse aux négociations de l’ALÉNA où le bois d’œuvre et le lait «étaient à risque», l’objectif était de sensibiliser les gens à «regarder l’étiquette».

«Petit train va loin, donc on grossissait, note ce dernier. Mais quand l’annonce du Panier Bleu a été faite, ce fut un énorme coup de pouce.»

De fait, du jour au lendemain, le groupe a vu apparaître des dizaines de milliers de nouveaux membres tous les jours. «Ça n’arrêtait pas, ça montait de 10 000, 15 000 ou 20 000 personnes par jour», se rappelle le président.

 

La force de la communauté

Au même moment, JQJL travaillait sur un site transactionnel qui a été mis en service à peu près en même temps que l’annonce du gouvernement. Le but était de permettre aux jeunes entreprises ne disposant pas de site internet de vendre leurs produits facilement.

Parallèlement, le groupe a mis en place un système de cartes de membres sur le groupe Facebook, pour les gens désirant promouvoir leurs produits.

L’argent généré, que ce soit par le site transactionnel ou par les cartes de membres, est tout réinvesti dans la publicité. Les artisans de JQJL, «une dizaine» selon Nicolas Baudry, sont tous bénévoles.

La force de ce mouvement réside d’après Nicolas Beaudry et Simon Marcotte dans la communauté, un atout que les autres plateformes transactionnelles n’ont pas. «Le groupe a aidé beaucoup d’entreprises à se faire connaître», assure Simon Marcotte.

Et pour aider encore plus les entrepreneurs, JQJL s’est mis à produire des petites capsules dont la première, intitulée «Prendre le temps!», a été mise en ligne à la mi-août.

«Les entreprises ont beau mettre leurs produits sur Amazon, eBay ou le Panier Bleu, rien ne garantit que tu vas faire plus de ventes, poursuit-il. Les gens ne font pas des recherches pour trouver tes produits. Pour ça, ils doivent savoir que tu existes.»

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