Un nouveau président pour l’École d’entrepreneurship de Beauce


Édition du 25 Mars 2017

Un nouveau président pour l’École d’entrepreneurship de Beauce


Édition du 25 Mars 2017

Par Matthieu Charest

Les Affaires - Vous avez accepté la présidence de l'École d'entrepreneurship de Beauce (EEB) en février dernier. Pourquoi êtes-vous la bonne personne pour assumer ce rôle ?

Martin Deschênes - Pour diriger l'École, il nous faut des personnes qui ont de grandes habiletés pédagogiques. Ce n'est pas mon cas, mais nous avons une grande équipe. Heureusement, j'ai une très grande expérience entrepreneuriale. J'ai un réseau bien étoffé que je suis prêt à partager, et je connais le Québec de fond en comble. Je crois aussi que le fait que je provienne du monde des affaires, du secteur privé, est un atout. Cette expertise était moins courante à l'École. Je dois dire que j'ai été très touché, très surpris par l'offre de l'EEB. Je n'aime pas être sous les feux des projecteurs, je travaille plutôt dans l'ombre.

L. A. - Quels sont vos projets pour l'EEB ?

M. D. -Après six ans d'existence, je pense que nous avons acquis une belle notoriété. Ça fonctionne très bien. Maintenant, il faut maximiser l'utilisation de l'École. Je crois que nous ne l'utilisons pas assez. Par exemple, il faut augmenter le nombre de jours où nous sommes ouverts. Il faut aussi que nous puissions toucher à toutes les étapes de la vie des entrepreneurs. Nous pourrions ajouter un programme afin d'aider nos familles d'entrepreneurs. Au Québec, il y a de plus en plus de fortunes familiales, nous pouvons sans doute aider ces familles-là, les outiller pour les transferts générationnels, par exemple. Peut-être devrions-nous offrir plus de formations en anglais aussi.

Je suis obsédé par le concept «d'intelligence entrepreneuriale», c'est à dire qu'est-ce qui ne s'enseigne pas ailleurs ? Mon rêve, c'est que nous ayons une très longue liste d'attente.

L. A. - Les écoles et les programmes d'entrepreneuriat se multiplient au Québec. Comment arrivez-vous à vous différencier, surtout que vos tarifs sont élevés ?

M. D. - C'est vrai que «l'entrepreneuriat», c'est un peu devenu un buzzword. Mais attention, l'entrepreneuriat, c'est aussi un concept qui se découpe en plusieurs étapes. Je suis un ancien de HEC, et c'est une excellente école. C'est important d'acquérir des connaissances. À l'École d'entrepreneurship de Beauce, nous enseignons plutôt les façons d'être. Il y a des choses qui s'apprennent seulement au contact d'autres entrepreneurs. Nous sommes complémentaires. Et un modèle comme le nôtre, je ne l'ai jamais vu ailleurs.

Quant aux coûts, je comprends que nos tarifs peuvent sembler élevés. Toutefois, nous ne faisons pas de profits, nous n'avons pas de but lucratif. Il y a toute une équipe à payer, en plus de l'hébergement et de la nourriture. Et lorsqu'on observe l'impact que nous avons sur nos «athlètes-entrepreneurs», c'est clair que c'est un investissement très profitable.

CV

Martin Deschênes

Vice-président du conseil d'administration de Groupe Deschênes

M. Deschênes s'est joint à l'entreprise familiale en juin 1981. Il en assume la présidence de 2000 jusqu'au début de 2017, moment où il devient président de l'EEB. Il est diplômé de HEC Montréal, où il a obtenu un MBA en 1998. Il est aussi président d'honneur de la soirée-bénéfice de l'Association de Montréal pour la déficience intellectuelle (AMDI) et membre de l'Institut québécois pour les familles en affaires, du World President's Organisation, du réseau HEC et du Cercle des présidents du Québec.

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