Condos: le fonds de Stephen Bronfman met la pédale douce

Publié le 20/01/2014 à 17:09, mis à jour le 21/01/2014 à 10:56

Condos: le fonds de Stephen Bronfman met la pédale douce

Publié le 20/01/2014 à 17:09, mis à jour le 21/01/2014 à 10:56

Le pdg de Claridge, Pierre Boivin.

Le marché de la copropriété «est pas mal en équilibre», mais Claridge réduira sensiblement son exposition à ces investissements, dit Pierre Boivin, pdg du fonds d’investissement contrôlé par Stephen Bronfman.

«Je pense qu’on va voir un ralentissement dans les nouveaux projets», dit l’ancien président des Canadiens de Montréal. Claridge a notamment investi dans le projet Séville et Les Bassins du Nouveau Havre avec le Groupe Prével, dans l’ouest du centre-ville de la métropole et dans Griffintown.

«On va diversifier nos investissements immobiliers pour aller davantage dans l’immobilier commercial et l’industrie légère, dit Pierre Boivin.

Parmi les occasions d’affaires qu’il veut explorer figurent les immeubles industriels désaffectés. «Il y a plein d’endroits à Montréal où il y a de très très beaux édifices qui, à cause du recul de l’industrie, ne sont plus utilisés, dit-il. Les nouvelles entreprises, dans le domaine de la technologie, du jeu, du savoir, cherchent ce genre d’environnement-là, généralement à prix plus raisonnable qu’au centre-ville, dit-il. Encore faut-il qu’ils soient accessibles en transport en commun, accessible en vélo… Il y a plusieurs endroits à Montréal où il y a des occasions d’affaires à saisir.»

Claridge investit «10 à 15%» de ses fonds dans l’immobilier, selon Pierre Boivin. La société à capital fermé ne divulgue pas ses résultats.

Les investissements directs de la société se concentrent au Québec, mais Claridge est aussi présente par le biais de fonds d’investissement au Canada anglais, aux Etats-Unis et en Europe.

L’irritant de la charte de la laïcité

Par ailleurs, Pierre Boivin croit que tout le débat sur la charte de la laïcité du Québec nuira à l’économie.

«À terme, ça peut être néfaste pour l’investissement, croit-il. Quand les entreprises internationales songent à investir au Québec, il y a plusieurs facteurs qui sont considérés. L’un d’eux, c’est : “Quelle est la philosophie de cette société-là ? Est-ce qu’elle est tolérante ? Est-ce qu’elle est ouverte ? Comment seront traités nos employés ? S’il y a un climat social et politique instable, un climat fiscal imprévisible… Ce sont des considérations importantes. Et on n’a pas le moyen de se mettre des barrières et de créer des irritants, alors qu’on devrait être à l’attaque pour obtenir des investissements.»

Même s'il hésite à se prononcer, Pierre Boivin croit que le gouvernement devait poser un geste pour clarifier les règles en matière de signes religieux et d’accommodements raisonnables. «À la fin, est-ce que les commissaires Bouchard et Taylor avaient raison?» suggère-t-il.

Mais pour lui, il ne s’agit pas d’un «problème sérieux» ni d’une priorité. «On s’est vraiment embourbés dans ce débat-là.»

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