La COVID a eu des impacts sur l'activité économique des provinces

Publié le 09/11/2021 à 09:24

La COVID a eu des impacts sur l'activité économique des provinces

Publié le 09/11/2021 à 09:24

Par La Presse Canadienne

Statistique Canada a noté que le fait de pouvoir travailler à domicile et les économies réalisées grâce à la réduction des déplacements et de la participation à d’autres activités en 2020, combinés avec de faibles taux hypothécaires, ont stimulé la construction de logements neufs, les rénovations et les reventes de maisons. (Photo: La Presse Canadienne)

Ottawa — L’impact de la crise de la COVID-19 sur l’activité économique au Canada pendant la dernière année se révèle clairement dans les Comptes économiques provinciaux et territoriaux 2020 publiés mardi par Statistique Canada.

En 2020, le produit intérieur brut (PIB) réel a diminué dans toutes les provinces ainsi que dans les Territoires du Nord-Ouest. Le PIB réel du Canada a reculé de 5,2%, la plus forte baisse annuelle depuis 1961, l’année où les données ont été enregistrées pour la première fois.

La baisse de l’activité économique a coïncidé avec les restrictions généralisées liées à la COVID-19 imposées aux consommateurs et aux entreprises, ainsi qu’avec les réductions des exportations puisque les principaux partenaires commerciaux ont été confrontés à des restrictions semblables.

Les dépenses des ménages ont diminué de 5,6% en valeur nominale en raison des possibilités restreintes de dépenser pour les voyages, le tourisme, les restaurants et les produits de sports et de divertissement.

Le contexte pandémique a toutefois stimulé le taux d’épargne des ménages, qui a augmenté pour atteindre 14,8% au Canada, le taux le plus élevé depuis 1985.   

Les taux d’épargne ont été particulièrement élevés au Québec et en Ontario, de 19,4% et de 15,4% respectivement, de même que dans les trois territoires.   

En revanche, quatre des cinq taux d’épargne les plus faibles au Canada ont été relevés dans les provinces de l’Atlantique: 11,2% à l’Île-du-Prince-Édouard, 7,5% en Nouvelle-Écosse, 6,9% au Nouveau-Brunswick et 5,6% à Terre-Neuve-et-Labrador. Le taux n’a été que de 10,8% en Colombie-Britannique.  

Statistique Canada a aussi noté que le fait de pouvoir travailler à domicile et les économies réalisées grâce à la réduction des déplacements et de la participation à d’autres activités en 2020, combinés avec de faibles taux hypothécaires, ont stimulé la construction de logements neufs, les rénovations et les reventes de maisons.   

L’Île-du-Prince-Édouard a affiché la plus forte croissance de l’investissement en logements l’an dernier, de 9,9%, devant le Nouveau-Brunswick à 7,6%. Le Québec s’est classé huitième parmi les dix provinces, avec une croissance de 3,1%.

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