Wall Street à l'équilibre

Publié le 23/09/2011 à 11:01

Wall Street à l'équilibre

Publié le 23/09/2011 à 11:01

Par AFP

La Bourse de New York évoluait à l'équilibre vendredi en milieu de matinée, dans un marché à l'affut de signes rassurants sur la santé de l'économie

mondiale: le Dow Jones perdait 0,28% et le Nasdaq grignotait 0,37%.

A 14H40 GMT, le Dow Jones Industrial Average abandonnait 30,24 points à

10.703,59 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, avançait de 9,08 points à 2.464,75 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500, sur lequel les analystes basent leurs réflexions en raison de sa composition étoffée, prenait 0,02% (0,21 points) à 1.129,77 points.

Comme les places européennes, Wall Street avait connu une journée noire

jeudi: le Dow Jones avait abandonné 3,51%, et le Nasdaq 3,25%.

"Une fois encore, les investisseurs sont obsédés par de grands problèmes comme un défaut éventuel de la Grèce, un effondrement des banques européennes et le spectre d'une récession mondiale", a résumé Patrick O'Hare, du site d'analyste financière Briefing.com.

"Ils font une fixation sur ces scénarios négatifs car les décideurs politiques n'ont toujours pas présenté d'initiatives capables d'empêcher (la

réalisation) de telles éventualités", a-t-il ajouté.

Le marché semblait assez indifférent à l'engagement des grandes puissances du G20 de donner "une réponse internationale forte et coordonnée" à la crise. Les grands argentiers de la planète ont donné l'impression à Washington d'avoir épuisé les solutions concrètes face à la crise et pour Andrea Kramer, de Schaeffer's Investment Research, "Wall Street n'a pas pris leur communiqué pour argent comptant".

L'état chancelant de l'économie américaine, le péril de la dette souveraine en Europe et les signes d'essoufflement donnés par l'Asie, moteur de la croissance mondiale, se sont traduits jeudi par un repli massif des investisseurs, toujours plus convaincus qu'une récession est imminente.

"Le montant important des volumes de vente (de jeudi), conjugué à la haute volatilité, suggère que nous n'avons pas encore touché le fond", a noté Scott Marcouiller de Wells Fargo Advisors, estimant que le processus baissier n'en était qu'à mi-chemin.

Frederic Dickson, analyste chez DA Davidson, appelait toutefois à la retenue: "Bien que la probabilité d'un ralentissement plus important de l'économie mondiale ait augmenté, nous ne pensons pas que le climat actuel de risque pour les banques et les économies mondiales soit comparable aux jours sombres qu'on a connus entre octobre 2008 et mars 2009", au coeur de la dernière crise financière.

La situation "reste toutefois assez grave pour justifier une extrême prudence des investisseurs à court terme", écrit M. Dickson dans une note.

Le marché réagissait négativement à la nomination de l'ancienne patronne d'eBay, Meg Whitman, au poste de directrice générale du groupe informatique Hewlett-Packard (-4,74% 21,72 à dollars). HP fait face à une bronca des investisseurs depuis l'annonce d'un virage stratégique inattendu il y a un mois.

Bank of America prenait 2,97% à 6,24 dollars. Des informations de presse indiquent que BofA pourrait récupérer 1,5 milliard de dollars en cédant ses parts dans Pizza Hut aux Etats-Unis et un portefeuille immobilier.

Le fabricant américain d'articles de sport Nike, qui a dépassé les attentes du marché en publiant jeudi soir un bénéfice net en hausse de 15% pour le premier trimestre, progressait de 5,38% à 88,71 dollars.

Autre entreprise spécialisée dans le sport, Finish Line décollait de 10,47% à 20,36 dollars après des résultats trimestriels meilleurs que prévus par les analystes.

Le marché obligataire reculait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans progressait à 1,775% contre 1,715% jeudi soir. Celui à 30 ans évoluait à 2,836% contre 2,786% la veille.

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