Air Canada affiche une perte nette de 1,3 G$ au premier trimestre

Publié le 07/05/2021 à 08:19, mis à jour le 07/05/2021 à 12:06

Air Canada affiche une perte nette de 1,3 G$ au premier trimestre

Publié le 07/05/2021 à 08:19, mis à jour le 07/05/2021 à 12:06

Par La Presse Canadienne

(Photo: Nathan Denette pour La Presse Canadienne)

Air Canada (AC) veut savoir quand le ciel va vraiment s’éclaircir. Pour y arriver le transporteur aérien montréalais réclame d’Ottawa qu’il développe et communique un plan permettant la reprise des voyages internationaux vers et depuis le Canada.

Les Canadiens « ont hâte de voyager » et ils « veulent savoir quand » ils pourront le faire, a lancé vendredi le président et chef de la direction d’Air Canada, Michael Rousseau, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes pour discuter des résultats du premier trimestre, encore une fois écrits à l’encre rouge.

Alors que les restrictions sont en vigueur depuis « 14 mois », le taux de vaccination augmente et le grand patron estime qu’« il est temps » qu’Ottawa planifie « les prochaines étapes ».

« Il a été prouvé que la quarantaine forcée à l’hôtel à l’arrivée était inefficace. Elle devrait être abolie », a tranché M. Rousseau, qui en était à sa première conférence d’analystes à titre de chef de la direction.

Dans son plaidoyer, qui semblait davantage aux élus qu’aux investisseurs, il a noté que le transport aérien était un pilier des infrastructures du pays. « Avant la pandémie, Air Canada, à lui seul, représentait presque 2 % du produit intérieur brut (PIB), s’est-il exclamé. Il supportait directement près de 40 000 emplois bien payés, en plus de 190 000 emplois indirects dans le crucial secteur aérospatial. »

Il a dit croire qu’une approche combinant des tests et une quarantaine « modifiée et plus adéquate » permettrait de trouver un juste équilibre.

 

Perte nette de 1,3 milliard $

Le secteur du transport aérien canadien a beaucoup souffert depuis un peu plus d’un an de la crise de la COVID-19, et les résultats du premier trimestre qu’Air Canada en témoignent.

Le transporteur a subi lors des trois premiers mois de l’exercice une perte nette de 1,3 milliard $, comparativement à une perte de 1,0 milliard $ pour la même période l’an dernier.

La perte par action s’est chiffrée à 3,90 $ pour le trimestre clos le 31 mars, comparativement à une perte de 4,00 $ par action un an plus tôt, alors que moins d’actions étaient en circulation.

Les revenus trimestriels ont totalisé 729 millions $, en baisse par rapport à ceux de 3,7 milliards $ du premier trimestre de 2020.

La capacité du transporteur, mesurée en sièges-milles offerts, a reculé de 82,1 % par rapport à l’an dernier, alors que le trafic, mesuré en passagers-milles payants, a plongé de 89,5 %.

Le gouvernement du Canada a annoncé le mois dernier qu’il s’était entendu sur les modalités d’un plan d’aide pouvant atteindre 5,9 milliards $ avec Air Canada, qui, en échange, doit rembourser ses clients dont les vols ont été annulés par la pandémie, en plus de rétablir certaines liaisons régionales annulées.

Air Canada a mis à pied 20 000 employés l’an dernier et plus de 1700 autres en janvier dernier.

Sur le même sujet

Titres en action: Magna International, American Express, Kimberly-Clark...

Mis à jour le 23/07/2021 | AFP et La Presse Canadienne

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises.

La COVID-19 continue de plomber Air Canada

Mis à jour le 23/07/2021 | La Presse Canadienne

La ligne aérienne a déclaré une perte nette de 1,16 milliard au deuxième trimestre, moins qu'en 2020.

À la une

SQDC: près de 21 tonnes de contenants récupérés

Plus de 2 millions de contenants ont été rapportés en succursale en un an pour être recyclés.

Voici comment apaiser les inquiétudes liées au retour au travail

Moins vos employés sont informés de votre vision post-pandémique du travail, plus leur moral est perturbé.

Les employés veulent savoir ce qui adviendra du télétravail dans leur entreprise

Les travailleurs qui ne connaissent pas la position de leur employeur envisagent le retour au bureau avec inquiétude.