Lente détente du crédit

Publié le 25/10/2008 à 00:00

Lente détente du crédit

Publié le 25/10/2008 à 00:00

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Le rebond des Bourses reflète à la fois une chasse aux aubaines de la part des investisseurs et une légère détente du crédit.

La baisse coordonnée des taux directeurs par les banques centrales et le soutien apporté par les gouvernements aux banques du monde atténuent le climat de méfiance qui empêche les banques de se prêter entre elles depuis la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre.

Or, il faut que les banques recommencent à se prêter de l'argent à un taux plus raisonnable pour qu'elles acceptent ensuite de prêter aux consommateurs et aux entreprises.

Le meilleur indicateur du coût d'emprunt des banques et de leur propension à prêter à d'autres banques est l'écart entre les taux LIBOR de trois mois (en dollars américains à Londres) et OIS (taux de swap indexé sur le taux d'un jour de la Réserve fédérale).

Plus l'écart est grand, plus on doute de la solvabilité des banques. Avant l'été 2007, cet écart était seulement de 0,10 %. Il s'est abaissé de 3,64 à 2,91 % depuis le 10 octobre. Cela dénote que les banques évaluent que le risque de prêter aux autres banques a diminué.

Mais l'écart est encore important, ce qui montre que les financiers craignent que le sauvetage des banques soit insuffisant pour éviter une récession mondiale et une chute des bénéfices des entreprises qui ont obtenu des prêts bancaires. D.B.

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