Pourquoi je préfère la Bourse au marché immobilier

Publié le 16/02/2024 à 08:52

Pourquoi je préfère la Bourse au marché immobilier

Publié le 16/02/2024 à 08:52

Une maison et une courbe boursière

«Chaque fois que j’aborde le sujet de l’investissement immobilier avec des connaissances, j’en viens à la conclusion qu'il n’est pas fait pour moi», écrit Philippe Leblanc. (Photo: 123RF)

EXPERT INVITÉ. J’ai eu récemment une discussion intéressante avec un ami concernant la possibilité d’investir dans l’immobilier. Bien qu’il n’ait pas encore fait le saut dans l’immobilier, il se prépare à le faire.

Encore une fois, je ne veux pas dénigrer l’investissement immobilier. Je sais pertinemment que nombreux investisseurs y ont fait fortune.

Il reste que, chaque fois que j’aborde le sujet de l’investissement immobilier avec des connaissances, j’en viens à la conclusion qu'il n’est pas fait pour moi. Je préfère de loin investir dans des titres boursiers.

Pourquoi?

D’une part, je suis d’avis que les rendements boursiers sont plus intéressants à long terme que l’immobilier en général. Comme on sait, les rendements historiques des marchés boursiers sont de près de 10% par année sur une base annuelle composée. Il est peut-être possible d’en faire autant, voire plus, en immobilier, mais ce ne serait probablement pas sans augmenter l’utilisation du levier financier, ce qui accroît sensiblement le risque.

D’autre part, je crois que les marchés boursiers permettent de bien diversifier son portefeuille dans de nombreux secteurs de l’économie. Je ne crois pas qu’il soit possible de diversifier un portefeuille immobilier de la même manière. Quel autre type d’investissement vous permettrait d’investir dans une banque canadienne, une chaîne de dépanneurs, une société de services technologiques, un détaillant de voitures usagées, un chemin de fer d’envergure nationale, une chaîne d’épiceries ou une société de logiciels, le tout dans le même portefeuille? Ou de diversifier vos placements entre des sociétés canadiennes, américaines, européennes, japonaises, chinoises ou d’autres régions du monde?

Qui plus est, je crois que l’investissement boursier est plus simple. En investissant dans un portefeuille d’un nombre restreint de sociétés en Bourse, on peut tout simplement s’asseoir sur ses mains pendant des années et profiter de la croissance des bénéfices et des dividendes de ses entreprises. À ma connaissance, l’investissement immobilier requiert plus de travail et implique plus de soucis administratifs.

Un autre avantage, peut-être moins important pour l’investisseur à long terme, est que le marché boursier est nettement plus liquide. Un investisseur ayant besoin de liquidités à court terme pourra rapidement vendre une partie de son portefeuille de titres boursiers. Comme son nom l’indique, les investissements immobiliers sont plus «immobiles».

Je suis fort probablement biaisé — certains diront que je prêche pour ma paroisse! Je suis tout de même convaincu que les placements boursiers, s’ils sont bien effectués, procurent à la fois un meilleur rapport rendement-risque que l’immobilier, en plus de requérir bien moins de travail et d’implication. Pour ma part, j’aime bien savoir que des gestionnaires d’entreprises parmi les meilleurs au monde travaillent pour moi à temps plein pour accroître la valeur de mes entreprises à long terme.

 

Philippe Le Blanc, CFA, MBA

Chef des placements et auteur du livre Avantage Bourse

À propos de ce blogue

Philippe Le Blanc est gestionnaire de portefeuille chez COTE 100 et éditeur de la Lettre financière COTE 100+. Il est également l’auteur du livre Avantage Bourse et coauteur de La Bourse ou la Vie.

Philippe Leblanc
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