La vente de Freedom affaiblirait l'entreprise, entend le Tribunal de la concurrence

Publié le 17/11/2022 à 18:12

La vente de Freedom affaiblirait l'entreprise, entend le Tribunal de la concurrence

Publié le 17/11/2022 à 18:12

Par La Presse Canadienne

La vente de Freedom Mobile à Vidéotron étendrait les activités sans fil de Québecor à l’échelle nationale. (Photo: 123RF)

Ottawa — La vente de Freedom Mobile à Vidéotron, propriété de Québecor, réduirait la concurrence sur le marché des télécommunications, a fait valoir jeudi un consultant lors d’une audience devant le Tribunal de la concurrence au sujet de la prise de contrôle proposée de Shaw Communications par Rogers Communications pour 26 milliards de dollars (G$).

Selon Michael Davies, professeur et fondateur d’Endeavour Partners, le regroupement de Freedom et Vidéotron serait moins concurrentiel que Freedom ne l’est sous la gouverne de Shaw. M. Davies estime que l’entreprise combinée aura une offre de produits plus faible et qu’il y aura une perte d’économies d’échelle.

Il prévoit également que la nouvelle Freedom perdrait les avantages de la distribution, y compris l’accès aux canaux de distribution de Shaw et la notoriété de sa marque.

Québecor a accepté d’acquérir Freedom dans le cadre d’une transaction de 2,85G$ plus tôt cette année.

La position concurrentielle de Freedom était particulièrement forte avant l’annonce de la fusion entre Rogers et Shaw, en mars 2021, a rappelé M. Davies, puisque Shaw était alors en mesure de déployer la 5G et d’acquérir des licences du spectre de 3500 MHz.

La vente de Freedom Mobile à Vidéotron verrait Québecor mettre la main sur tous les clients sans fil et internet de marque Freedom ainsi que l’ensemble de l’infrastructure, du spectre et des points de vente de Freedom dans le cadre d’un mouvement qui étendrait les activités sans fil de Québecor à l’échelle nationale.

Freedom offre un service dans de grandes parties de l’Ontario et de l’Ouest canadien, tandis que Vidéotron est active principalement au Québec ainsi que dans les régions limitrophes de l’est de l’Ontario.

L’audience devant le Tribunal de la concurrence devrait se poursuivre jusqu’à la mi-décembre et vise à dénouer l’impasse entre le commissaire de la concurrence, qui veut bloquer l’entente, et Rogers et Shaw.

Le Bureau de la concurrence est l’un des trois organismes de réglementation qui doivent approuver l’entente, en plus du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada.

Rogers souhaite conclure l’accord avec Shaw d’ici la fin de l’année, mais serait prête à prolonger son offre une nouvelle fois jusqu’au 31 janvier 2023.

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L’entente nécessite toujours l’approbation du ministre fédéral de l’Industrie.

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