Le Parti québécois remporte l'élection partielle dans Jean-Talon

Publié le 02/10/2023 à 21:02, mis à jour le 02/10/2023 à 21:06

Le Parti québécois remporte l'élection partielle dans Jean-Talon

Publié le 02/10/2023 à 21:02, mis à jour le 02/10/2023 à 21:06

Par La Presse Canadienne

Pascal Paradis lors d'une conférence de presse le 24 septembre dernier (Photo: Francis Vachon, La Presse Canadienne)

Québec — Le candidat du Parti québécois (PQ), l’avocat Pascal Paradis, a causé la surprise, lundi, en réussissant à arracher à la Coalition avenir Québec (CAQ) la circonscription de Jean-Talon, à Québec. 
Il s’agit d’une victoire historique, puisque jamais un candidat péquiste n’a été élu dans Jean-Talon. En fait, avant que la CAQ s’en empare, la circonscription était considérée comme une forteresse libérale, les élus libéraux s’y succédant de 1965 à 2019.
Dès le début de la soirée, M. Paradis, qui succède à la caquiste Joëlle Boutin, prenait les devants et affichait une avance quasi insurmontable. Après dépouillement de 57 boîtes de scrutin sur 163, il avait acquis 44 % du vote et une confortable majorité de 4105 voix.
Les résultats préliminaires ont provoqué des cris de joie chez les sympathisants péquistes qui étaient réunis dans un restaurant, alors que le local de la soirée électorale de la CAQ est devenu silencieux. Les gens murmuraient et on sentait la nervosité.
Un électeur sur cinq a voté par anticipation et à 16 h, lundi, le taux de participation atteignait 39,11 %. Lors de la dernière élection partielle dans Jean-Talon, en 2019, le taux de participation était de 49,2 %.
On comptait au total 10 candidats.
M. Paradis affrontait Marie-Anik Shoiry de la Coalition avenir Québec (CAQ), Olivier Bolduc de Québec solidaire (QS), Élise Avard Bernier du Parti libéral du Québec (PLQ) et Jesse Robitaille du Parti conservateur du Québec (PCQ).
La cheffe de Climat Québec, l’ex-ministre péquiste Martine Ouellet, figurait aussi sur les bulletins de vote.
Le comté de Jean-Talon comprend principalement les arrondissements de Sainte-Foy et de Sillery. Près de 93 % des gens qui y habitent parlent français à la maison; la moyenne d’âge est de 42,6 ans et le revenu moyen des ménages est de 133 000 $.
Près de 25 % des citoyens de la circonscription détiennent un baccalauréat, et 22,9 % ont un diplôme universitaire supérieur au baccalauréat (comparativement à 8,9 % à l’échelle du Québec).
Chaude lutte sur le terrain
Cette campagne électorale a été une lutte serrée sur le terrain entre la CAQ et le PQ.
On a appris que M. Paradis, le candidat péquiste, a déjà discuté avec la CAQ de la possibilité de se présenter comme candidat dans la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré avant les élections générales de l’an dernier.
Durant la campagne, le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a annoncé qu’il reportait jusqu’au 23 octobre la publication de son budget d’un Québec souverain, même si un local avait pourtant déjà été réservé pour septembre et que le budget était déjà prêt à être présenté.
Malgré sa deuxième place dans cette circonscription en 2022, QS a eu davantage de mal à faire entendre sa voix dans ce duel CAQ-PQ, étant éclaboussé par quelques controverses au passage.
D’abord, la direction de QS s’était rangée derrière une candidate à l’investiture, Christine Gilbert, mais les membres ont eu le dernier mot en choisissant de nouveau M. Bolduc, qui en est à sa troisième tentative de se faire élire dans cette circonscription.
Aussi, QS a essuyé des critiques pour avoir placé des publicités sur Facebook, dérogeant ainsi au boycottage de Meta appelé par les partis.
Sans chef et à la dérive dans l’électorat francophone, le PLQ avait fort à faire pour reconquérir ce qui avait toujours été sa citadelle jusqu’en 2019. Mme Avard Bernier, sa candidate, est cofondatrice du site Viedeparents.ca.
De son côté, le PCQ d’Éric Duhaime, avec son candidat Jesse Robitaille, a misé principalement sur son opposition au projet de tramway de Québec, même s’il s’agit surtout d’un enjeu débattu sur la scène municipale.
Parade de ministres
Les caquistes avaient mis le paquet pour garder Jean-Talon dans leur giron, alors que les ministres, les députés, le personnel politique et le premier ministre François Legault lui-même ont fait campagne dans la circonscription. 
La CAQ a une fiche presque parfaite dans les complémentaires depuis le 2 octobre 2017, lors de sa victoire inespérée avec Geneviève Guilbault dans Louis-Hébert contre le PLQ alors au pouvoir. 
Plusieurs conviennent que ce gain a été un tournant dans l’histoire du parti de François Legault.
Les caquistes ont notamment raflé Roberval, siège laissé vacant par le départ du chef libéral Philippe Couillard, en 2018, Jean-Talon en 2019 et Marie-Victorin en avril 2022.
Mais exception cette année: en mars, les électeurs ont élu un député solidaire, Guillaume Cliche-Rivard, lors de la complémentaire dans Saint-Henri–Sainte-Anne, à Montréal, pour pourvoir le siège laissé libre par le départ l’ex-cheffe libérale Dominique Anglade.
Par Caroline Plante, Patrice Bergeron et Thomas Laberge

Québec — Le candidat du Parti québécois (PQ), l’avocat Pascal Paradis, a causé la surprise, lundi, en réussissant à arracher à la Coalition avenir Québec (CAQ) la circonscription de Jean-Talon, à Québec. 

Il s’agit d’une victoire historique, puisque jamais un candidat péquiste n’a été élu dans Jean-Talon. En fait, avant que la CAQ s’en empare, la circonscription était considérée comme une forteresse libérale, les élus libéraux s’y succédant de 1965 à 2019.

Dès le début de la soirée, M. Paradis, qui succède à la caquiste Joëlle Boutin, prenait les devants et affichait une avance quasi insurmontable. Après dépouillement de 57 boîtes de scrutin sur 163, il avait acquis 44 % du vote et une confortable majorité de 4105 voix.

Les résultats préliminaires ont provoqué des cris de joie chez les sympathisants péquistes qui étaient réunis dans un restaurant, alors que le local de la soirée électorale de la CAQ est devenu silencieux. Les gens murmuraient et on sentait la nervosité.

Un électeur sur cinq a voté par anticipation et à 16 h, lundi, le taux de participation atteignait 39,11 %. Lors de la dernière élection partielle dans Jean-Talon, en 2019, le taux de participation était de 49,2 %.

On comptait au total 10 candidats.

M. Paradis affrontait Marie-Anik Shoiry de la Coalition avenir Québec (CAQ), Olivier Bolduc de Québec solidaire (QS), Élise Avard Bernier du Parti libéral du Québec (PLQ) et Jesse Robitaille du Parti conservateur du Québec (PCQ).

La cheffe de Climat Québec, l’ex-ministre péquiste Martine Ouellet, figurait aussi sur les bulletins de vote.

Le comté de Jean-Talon comprend principalement les arrondissements de Sainte-Foy et de Sillery. Près de 93 % des gens qui y habitent parlent français à la maison; la moyenne d’âge est de 42,6 ans et le revenu moyen des ménages est de 133 000 $.

Près de 25 % des citoyens de la circonscription détiennent un baccalauréat, et 22,9 % ont un diplôme universitaire supérieur au baccalauréat (comparativement à 8,9 % à l’échelle du Québec).

 

Chaude lutte sur le terrain

Cette campagne électorale a été une lutte serrée sur le terrain entre la CAQ et le PQ.

On a appris que M. Paradis, le candidat péquiste, a déjà discuté avec la CAQ de la possibilité de se présenter comme candidat dans la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré avant les élections générales de l’an dernier.

Durant la campagne, le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a annoncé qu’il reportait jusqu’au 23 octobre la publication de son budget d’un Québec souverain, même si un local avait pourtant déjà été réservé pour septembre et que le budget était déjà prêt à être présenté.

Malgré sa deuxième place dans cette circonscription en 2022, QS a eu davantage de mal à faire entendre sa voix dans ce duel CAQ-PQ, étant éclaboussé par quelques controverses au passage.

D’abord, la direction de QS s’était rangée derrière une candidate à l’investiture, Christine Gilbert, mais les membres ont eu le dernier mot en choisissant de nouveau M. Bolduc, qui en est à sa troisième tentative de se faire élire dans cette circonscription.

Aussi, QS a essuyé des critiques pour avoir placé des publicités sur Facebook, dérogeant ainsi au boycottage de Meta appelé par les partis.

Sans chef et à la dérive dans l’électorat francophone, le PLQ avait fort à faire pour reconquérir ce qui avait toujours été sa citadelle jusqu’en 2019. Mme Avard Bernier, sa candidate, est cofondatrice du site Viedeparents.ca.

De son côté, le PCQ d’Éric Duhaime, avec son candidat Jesse Robitaille, a misé principalement sur son opposition au projet de tramway de Québec, même s’il s’agit surtout d’un enjeu débattu sur la scène municipale.

 

Parade de ministres

Les caquistes avaient mis le paquet pour garder Jean-Talon dans leur giron, alors que les ministres, les députés, le personnel politique et le premier ministre François Legault lui-même ont fait campagne dans la circonscription. 

La CAQ a une fiche presque parfaite dans les complémentaires depuis le 2 octobre 2017, lors de sa victoire inespérée avec Geneviève Guilbault dans Louis-Hébert contre le PLQ alors au pouvoir. 

Plusieurs conviennent que ce gain a été un tournant dans l’histoire du parti de François Legault.

Les caquistes ont notamment raflé Roberval, siège laissé vacant par le départ du chef libéral Philippe Couillard, en 2018, Jean-Talon en 2019 et Marie-Victorin en avril 2022.

Mais exception cette année: en mars, les électeurs ont élu un député solidaire, Guillaume Cliche-Rivard, lors de la complémentaire dans Saint-Henri–Sainte-Anne, à Montréal, pour pourvoir le siège laissé libre par le départ l’ex-cheffe libérale Dominique Anglade.

 

Par Caroline Plante, Patrice Bergeron et Thomas Laberge

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