Le monopole d’Hydro-Québec est «un frein» au développement économique, selon l’IEDM

Publié le 06/07/2023 à 12:40

Le monopole d’Hydro-Québec est «un frein» au développement économique, selon l’IEDM

Publié le 06/07/2023 à 12:40

Par La Presse Canadienne

Les entreprises privées sont présentes dans la production d’électricité au Québec, notamment pour l’éolien, le solaire et les barrages hydroélectriques de moins de 50 MW. (Photo: La Presse Canadienne)

MONTRÉAL — Au moment où la production d’électricité n’est pas suffisante pour répondre à toutes les nouvelles demandes de projets industriels, le gouvernement Legault devrait permettre aux producteurs d’énergie du secteur privé de vendre directement aux entreprises, plaide l’Institut économique de Montréal. 

Sinon, le Québec se trouverait à mettre «un frein» à son développement économique, craint l’organisme de réflexion associé à la droite économique. «De par l’absence d’alternative à Hydro−Québec, les projets d’entrepreneurs qui seront refusés devront aller ailleurs pour que ceux−ci soient réalisés, déplore son analyste en politique publique, Gabriel Giguère, en entrevue. De permettre à des producteurs privés de vendre de l’électricité, ce serait très certainement une meilleure chose.»

L’hydroélectricité québécoise suscite un engouement encore jamais vu tandis que de nombreuses entreprises veulent réduire l’empreinte carbone de leurs projets. Or, la capacité d’Hydro−Québec, qui envisage la fin de surplus pour 2027, ne sera pas suffisante pour répondre favorablement à toutes les demandes.

Le ministre de l’Économie et de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon, a répété à maintes reprises que tous les projets ne pourraient pas aller de l’avant. Le gouvernement a reçu une liste de demandes équivalente à 23 000 MW et près de 10 000 MW sont sérieusement considérés.

Autoriser les producteurs indépendants à vendre directement leur électricité à des clients industriels permettrait la réalisation de davantage de projets, selon M. Giguère. «C’est absolument nécessaire qu’il y ait des solutions de rechange pour le développement économique au Québec», plaide M. Giguère.

Les entreprises privées sont présentes dans la production d’électricité au Québec, notamment pour l’éolien, le solaire et les barrages hydroélectriques de moins de 50 MW. Elles agissent toutefois à titre de fournisseuses d’Hydro−Québec, qui a le monopole de la vente et la distribution d’électricité.

Une entreprise peut, elle−même, produire de l’électricité pour son propre projet, comme c’est le cas de Rio Tinto, mais elle ne peut pas conclure une entente avec un producteur indépendant.

 

 

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