Ces actions canadiennes à dividendes élevés sont sous-estimées de 25%

Publié le 03/11/2023 à 13:12

Ces actions canadiennes à dividendes élevés sont sous-estimées de 25%

Publié le 03/11/2023 à 13:12

CIBC, une action qui se négocie à 25% de moins que la valeur juste estimée de Morningstar.(Photo: Jade Trudelle)

Les actions à dividendes sont depuis longtemps parmi les préférées des investisseurs canadiens, principalement parce que les entreprises dont les dividendes augmentent de manière constante maintiennent normalement des avantages concurrentiels et des bilans financiers solides. En raison de ces caractéristiques, les actions à dividendes sont plutôt intéressantes pour les investisseurs prêts à payer pour une croissance de dividendes fiable. Ces actions se négocient donc souvent à leur valeur réelle ou plus. Par contre, les rendements des obligations étant présentement plus élevés qu’ils ne l’ont été depuis un moment, les investisseurs ont d’autres options que les actions et, en conséquence, on remarque que les actions à dividendes sont très abordables ces jours-ci.

 

Une action canadienne à dividendes élevés et à bon prix en ce moment

Aujourd’hui, examinons une action qui se négocie à 25% de moins que la valeur juste estimée de Morningstar, a un rendement de dividende prévisionnel de 7,14% et présente un faible avantage concurrentiel — celle de la Banque Canadienne Impériale de Commerce.

CIBC – CM au téléscripteur — est la cinquième plus importante banque du Canada en matière d’actifs et l’une des six qui détiennent collectivement près de 90% de tous les dépôts bancaires du pays. Toutes les banques canadiennes ont connu une baisse depuis le début du trimestre environ, mais la CIBC est celle qui a connu la baisse la plus marquée.

Eric Compton, analyste pour Morningstar, dit que la Banque CIBC a eu, par le passé, de la difficulté à gérer les risques efficacement. Compte tenu de cela ainsi que du taux actuel à la hausse et des paiements hypothécaires de plus en plus hors de prix au Canada, l’analyste croit que le marché sera apeuré par

toute faiblesse de crédit apparente chez une banque. Ce sera particulièrement le cas pour la CIBC, c’est-à-dire celle du groupe qui est soumise à la plus grande exposition relative au crédit hypothécaire.

 

Risques pour les actions de la CIBC

Compton souligne que parmi ses concurrentes, la CIBC est celle qui comporte la plus haute concentration de prêts hypothécaires canadiens non assurés par rapport au capital, alors un ralentissement économique au Canada pourrait avoir plus de répercussions pour la CIBC que toute autre banque canadienne. Toutefois, ce n’est pas une menace existentielle — seulement une menace à la croissance future.

L’analyste pense également que 2023 pourrait être un peu plus éprouvante pour la Banque CIBC que pour ses homologues, surtout en raison d’un manque de catalyseurs positifs — il est difficile de déterminer quel catalyseur apparaîtra pour la CIBC, en particulier celui qui produira de meilleurs résultats à court ou à moyen terme.

Cependant, pour les gens qui investissent dans les dividendes, ces derniers sont en bonne position, selon Compton. Quoique le taux de distribution soit légèrement à la hausse, soit à autour de 65%, ce n’est pas insoutenable. Actuellement, l’action se négocie à 25% de moins que la valeur juste estimée de Compton, laquelle se situe à 65$.

 

Le taureau

 · La CIBC a considérablement amélioré plusieurs de ses principales mesures de rendement bancaire, telles que les sondages de perception du client, les cotes de promoteur et les produits selon le client. La banque a mené ses processus d’exploitation à un niveau supérieur.

· La CIBC est davantage axée sur le Canada que la plupart de ses concurrentes. Les rendements consolidés de ses capitaux propres tangibles demeurent parmi les plus élevés de l’industrie.

· Le gouvernement s’est assuré que le marché canadien demeure intéressant en mettant en place des obstacles à l’entrée, ce qui protège les rendements élevés. Le gouvernement continuera également de contribuer à la santé du marché de l’habitation pour limiter tout impact futur sur la rentabilité.

 

L’ours

· La CIBC est la plus exposée à un ralentissement économique dans le marché de l’habitation canadien et ce dernier est à nouveau sous pression, ce qui augmente les risques pour l’ensemble de l’économie et le système bancaire.

· La CIBC investit dans de nombreux secteurs, les dépenses étant plus élevées que pour ses concurrentes. La banque compte sur une exécution adéquate et de bons rendements en bourse, et rien de cela n’est garanti.

· La CIBC est reconnue pour ses erreurs passées et non pour être l’une des sociétés de services bancaires canadiennes les plus sûres. Sans parler de la dernière augmentation des coûts de crédit par la banque et du contexte économique actuel qui ne sont pas favorables.

 

Un texte de Ruth Saldanha, directrice de la rédaction, Morningstar Canada

Une traduction de Mélanie Pilon

 

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