Le génie québécois sur trois continents

Publié le 03/03/2012 à 00:00, mis à jour le 01/03/2012 à 11:10

Le génie québécois sur trois continents

Publié le 03/03/2012 à 00:00, mis à jour le 01/03/2012 à 11:10

EUROPE

Le M. Packaging de L'Oréal

Karl Trépanier a travaillé pour le groupe ABS avant d'entrer au siège montréalais de L'Oréal. Ingénieur en packaging, le diplômé en génie mécanique à Polytechnique accepte une première mutation aux États-Unis en 2007. Trois ans plus tard, il est propulsé au siège français du groupe pour prendre la tête d'un service consacré à la réduction des coûts dans le domaine du packaging.

Optimiser les techniques d'emballage et mener des études comparatives pour partager les meilleures pratiques d'approvisionnement dans le monde : telle est la nouvelle mission de Karl Trépanier pour L'Oréal à Clichy, en région parisienne. «Je travaille aujourd'hui en partenariat avec les fournisseurs afin de mettre en place de meilleurs procédés de fabrication des emballages plastiques», explique-t-il. Une mission qui l'amène à voyager au moins une ou deux fois par mois au Mexique, aux États-Unis ou en Europe...

À son arrivée en France, accompagné de sa famille, cet ingénieur de 37 ans travaillait déjà depuis 10 ans pour L'Oréal, mais il avoue qu'il ne connaissait pas bien le pays : «On a mis environ un an à s'adapter, notamment aux heures d'ouverture des commerces. Nous avons été surpris de découvrir, quand nos enfants étaient malades, que les pharmacies n'étaient pas ouvertes le soir... Ce sont de petites choses qui ont un vrai impact sur votre vie personnelle !» souligne-t-il.

38 jours de congé par an

Sur son lieu de travail, Karl Trépanier a appris à composer avec de nouvelles pratiques. «Je me suis aperçu que le réseau informel a beaucoup d'importance en France. Il peut se passer une chose durant la préparation d'une réunion, une autre pendant la réunion, et encore une autre à l'issue de la rencontre. Il faut être capable de s'adapter et de se sentir à l'aise malgré une impression de flou», résume-t-il.

Autre changement ? Les 38 jours de congé par an, qui modifient grandement le rythme de travail. «Certains sujets peuvent traîner pendant des mois, mais dès qu'on approche des vacances, c'est le branle-bas de combat pour que les dossiers soient bouclés. Cela demande de savoir gérer les poussées de stress», estime M. Trépanier.

Grâce à cette expatriation, Karl Trépanier a obtenu un poste plus «corporate» et davantage orienté vers l'international. «C'est très stimulant. Je participe au développement de la société sur les marchés émergents, au Brésil et en Inde. C'est une mission où il faut faire preuve d'ouverture pour s'adapter à différentes cultures et être capable d'exercer son influence», résume-t-il. M.L.

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