Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture mercredi

Publié le 17/08/2022 à 08:07, mis à jour le 17/08/2022 à 08:10

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture mercredi

Publié le 17/08/2022 à 08:07, mis à jour le 17/08/2022 à 08:10

(Photo: Getty Images)

REVUES DES MARCHÉS. Les marchés boursiers mondiaux ralentissaient mercredi, attendant la publication du compte-rendu des discussions de la dernière réunion de la Banque centrale américaine qui avait soulevé beaucoup d'espoir vers un tournant plus accommodant de sa politique monétaire.

Après de premiers échanges en hausse, l'Europe boursière basculait dans le rouge.

En Asie, la Bourse de Tokyo est repassée au-delà du seuil symbolique des 29 000 points pour la première fois depuis début janvier. Hong Kong et Shanghai (+0,45%) ont aussi progressé.

La Bourse de New York se dirigeait vers une ouverture en baisse, les échanges électroniques d'avant-séance laissant augurer un recul. Mardi, elle avait pourtant retrouvé sa confiance dans la consommation américaine portée par des résultats meilleurs qu'attendu dans le secteur de la grande distribution, qui ont fait progresser le Dow Jones au détriment de la technologie. Les chiffres de la vente au détail sont attendus avant l'ouverture américaine.

 

Les indices boursiers à 08h00

Les contrats à terme du Dow Jones affichaient un recul de 214,00 points (-0,63%) à 33 904,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 reculaient de 36,25 points (-0,84%) à 4 271,50 points. Les contrats à terme du Nasdaq cédaient 129,75 points (-0,95%) à 13 528,50 points.

À Londres, le FTSE 100 descendait de 25,91 points (-0,34%) à 7 510,15 points. À Paris, le CAC 40 reculait de 32,32 points (-0,49%) à 6 560,26 points. À Francfort, le DAX lâchait 156,97 points (-1,13%) à 13 753,15 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a gagné 353,86 points (+1,23%) à 29 222,77 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a gagné 91,93 points (+0,46%) à 19 922,45 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain retraitait de 0,31 $ US (-0,36%) à 86,22 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord reculait de 0,58 $ US (-0,63%) à 91,76 $ US.

 

Le contexte

La thématique de l'inflation continue d'animer les marchés. Au niveau des chiffres, la hausse des prix au Royaume-Uni en juillet a atteint 10,1% sur un an, dépassant encore les estimations des économistes. 

Les investisseurs restent toutefois concentrés sur la réponse de la Banque centrale américaine (Fed) qui a remonté son taux directeur à plusieurs reprises depuis le début de l'année. 

À l'issue de la dernière réunion de la Fed fin juillet, son président Jerome Powell avait «évoqué l'idée qu'elle pourrait être tentée de pivoter» et de se concentrer sur le retour de la croissance plutôt que sur la lutte contre la hausse des prix, rappelle Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Mais «les commentaires qui ont suivi ont été tout autres. Plutôt que d'évoquer la perspective d'une baisse de l'inflation permettant un resserrement plus lent», le message est depuis resté tourné vers une politique monétaire plus stricte, retient Craig Erlam, analyste d'Oanda.

La publication du compte-rendu des discussions de la réunion de juillet, les «minutes», donnera de nouvelles pistes aux investisseurs.

Sur le marché obligataire, les taux remontaient pour la deuxième journée de suite, avec le 10 ans américain à 2,89%, autour de son plus haut en une semaine. 

Le géant allemand de l'énergie Uniper (UN01.DE), qui fait l'objet d'un plan de sauvetage par l'État pour garantir sa solvabilité, a affiché au premier semestre une perte nette de 12,3 milliards d'euros en raison de la baisse des livraisons de gaz russe, conséquence de la guerre en Ukraine. L'action reculait de 8,40%, creusant la perte à -83% depuis le 1er janvier. Sa maison mère finlandaise Fortum reculait de 4,06%. 

Le milliardaire Elon Musk, patron de Tesla (TSLA) et de SpaceX, a affirmé dans un tweet mardi soir qu'il comptait acheter le club anglais de football de Manchester United (MANU) avant d'affirmer quelques heures plus tard qu'il s'agissait d'une plaisanterie. L'action du club de football, coté aux États-Unis, avançait de près de 4,6% dans les échanges électroniques entre séances après avoir bondi jusqu'à 17%.

Le laboratoire Sanofi chutait (SAN.PA, -3,74%) après avoir mis un terme au programme mondial de développement clinique de l'amcenestrant, conçu pour combattre le cancer du sein, en raison de résultats des essais de phase III, une des dernières étapes de recherche, jugés peu concluants.

L'action avait déjà été chahutée la semaine dernière, et son titre a perdu 15% en août.

Le prix du gaz naturel européen sur le marché de référence, le TTF néerlandais, avançait un peu (+1,74% à 229,80 euros le mégawattheure) vers 7h20, heure du Québec.

Les prix pétrole se stabilisaient après plusieurs séances de baisse.

L'euro s'effritait de 0,11% face au billet vert, à 1,0160 dollar américain. 

Le bitcoin se repliait de 0,93% à 23 760 $US.

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