Le S&P 500 parviendra-t-il à percer la barre des 2120 points?

Publié le 15/05/2015 à 14:30

Le S&P 500 parviendra-t-il à percer la barre des 2120 points?

Publié le 15/05/2015 à 14:30

Par Jean Gagnon

Les sceptiques ont certainement été confondus à nouveau hier. Malgré les craintes qu’une correction importante des marchés soit imminente, l’indice S&P 500 a bondi de plus de 1 % clôturant la séance à 2 121, un nouveau sommet de fermeture. Le Nasdaq s’est pour sa part apprécié de 1,4 % et a repassé au-dessus de la barre des 5 000 points.

Mais depuis le mois de février, le S&P 500 s’est buté à plusieurs reprises sur ce niveau de 2 120. La poussée d’hier permet-t-elle de croire que ce niveau de résistance va finalement céder.

C’est vers la fin du mois de février que l’indice a atteint 2 120 pour la première fois. Depuis, il évolue en dents de scie entre 2 040 et ce sommet qui est jusqu’à maintenant infranchissable.

Les nouvelles économiques ne semblent pas soutenir une poussée supplémentaire des marchés boursiers. On apprenait mercredi que les ventes au détail aux États-Unis ont fait du surplace en avril. Cela a incité les économistes de JPMorgan à réduire leurs prévisions de croissance du PIB pour le 2 trimestre de 2,5 % à 2 %, rapporte Patti Domm, chroniqueur financier chez CNBC.

Par ailleurs, comme cela s’est souvent produit depuis quelques années, chaque nouvelle économique décevante remet en question le début des hausses de taux par la Réserve fédérale (Fed). Et il semble que ce soit encore le cas. Selon John Briggs, chef stratège chez RBS, le marché des contrats à terme indique que la probabilité d’une première hausse en septembre n’est maintenant que de 36 %.

La situation boursière ce matin rappelle celle de la semaine dernière. L’indice S&P 500 avait connu une forte poussée, mais il s’était arrêté à 2 116. Les sceptiques croient qu’il sera difficile de franchir la résistance compte tenu que les cours boursiers sont déjà très élevés, que les bénéfices des sociétés stagnent et que l’on s’approche inévitablement du moment où la Fed haussera les taux d’intérêt, résume Bob Pisani, qui arpente le parquet de la Bourse de New York pour le compte de CNBC depuis plus de 10 ans.

Toutefois, sous l’angle de l’analyse technique, la possibilité existe que le S&P 500 traverse cette fois-ci cette résistance, explique Ron Meisels, président de Phases & Cycles, une firme de gestion de portefeuilles de Montréal. Les reculs fréquents des deux derniers mois ont fait que l’indice ne montre pas de signe de sur achat bien qu’il soit à un sommet. Il y a donc place pour de nouveaux gains, selon M. Meisels.

Il s’attendait à une séance plutôt neutre aujourd’hui, mais il faudra être attentif dès le début de la semaine prochaine, car il n’y a pas de congé lundi aux États-Unis, signale-t-il.

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