Avoir la cote auprès des donateurs


Édition du 09 Avril 2016

Avoir la cote auprès des donateurs


Édition du 09 Avril 2016

Par Claudine Hébert

« On croyait que l’objectif serait plus difficile à atteindre.» – Maud Cohen, pdg de la Fondation du CHU Sainte-Justine.

Impossible de connaître le montant recueilli à ce jour pour la campagne «Plus mieux guérir» de la Fondation du CHU Sainte-Justine, qui a été lancée en 2012 et doit prendre fin en 2018. Les résultats ne seront dévoilés qu'au printemps 2017. Mais la pdg de la Fondation du CHU Sainte-Justine, Maud Cohen, accepte tout de même de nous donner un bon indice : la cible de 150 millions de dollars sera dépassée.

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«On croyait que l'objectif serait plus difficile à atteindre, étant donné que nous sortions à peine d'une autre campagne majeure de 125 M$ (Grandir en santé, de 2002 à 2006), qui a servi à l'agrandissement de l'hôpital. Eh bien non, on constate combien la communauté est attachée à notre institution», indique Maud Cohen. Cette ancienne présidente de l'Ordre des ingénieurs a troqué l'ingénierie pour la philanthropie en novembre 2014.

D'ailleurs, précise-t-elle, plus du quart des dons proviennent du public (des dons de moins de 10 000 $). De ces dons, plus de 15 M$, soit 10 % de la cible, sont issus d'activités organisées par la relève, notamment par le Cercle des jeunes leaders, qui s'est engagé à récolter 8 M$, et le Défi-Jeunesse, qui regroupe des étudiants d'écoles secondaires privées.

«C'est énorme quand on sait que ce type d'activités récolte des dons allant de 5 $ à 100 $, en moyenne. Pour nous, ces jeunes, tous âgés de 35 ans et moins, forment les philanthropes de demain», souligne Mme Cohen.

Rappelons que cette campagne, dont le nom reprend une expression d'enfant, est destinée à financer la recherche. Les fruits de la campagne de financement viendront en aide aux principaux pôles de recherche du CHU Sainte-Justine, dont les grossesses à risque, les cancers ainsi que les maladies immunitaires et cardiovasculaires. Guérir les enfants, c'est bien, mais on souhaite les guérir encore mieux, dit Mme Cohen.

Des compétences diversifiées

Le conseil d'administration de la Fondation du CHU Sainte-Justine est présidé par le financier Michael Fortier (vice-président du conseil de RBC Marchés des Capitaux). Le groupe compte 24 administrateurs, dont Pierre Boivin (pdg de Claridge), Manon Brouillette (présidente de Vidéotron) et Mélanie Dunn (pdg de Cossette). «Ce nombre est loin d'être une contrainte. Au contraire, c'est un élément facilitateur pour atteindre nos objectifs», souligne Mme Cohen.

Un nombre qui permet de s'appuyer sur des compétences diverses au sein du CA et d'élargir les horizons, car chacun dispose d'un vaste réseau de relations, ajoute-t-elle.

Comment fait-on pour rassembler ces personnes à l'horaire déjà fort chargé ? On leur donne rendez-vous cinq fois par année, à l'heure du petit-déjeuner.

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