Bourse: Wall Street termine sur une note contrastée avec la remontée des taux

Publié le 23/11/2021 à 09:47, mis à jour le 23/11/2021 à 17:07

Bourse: Wall Street termine sur une note contrastée avec la remontée des taux

Publié le 23/11/2021 à 09:47, mis à jour le 23/11/2021 à 17:07

(Photo: 123RF)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York a fini sur une note contrastée mardi, la hausse des taux d'intérêt profitant à certaines valeurs et en pénalisant d'autres.

La Bourse de Toronto a mis fin mardi à une séquence de quatre séances de reculs grâce au secteur de la finance, qui a profité d'une hausse des rendements obligataires, et à celui de l'énergie, qui a avancé avec le cours du pétrole brut.

 

Les indices boursiers 

À Toronto, le S&P/TSX a terminé en hausse de 33,00 points (+0,15%) à 21 453,77 points.

À New York, le S&P 500 a augmenté de 7,76 points (+0,17%) à 4 690,70 points.

Le Nasdaq a terminé en baisse de 79,62 points (-0,50%) à 15 775,14 points.

Le DOW a récolté 194,55 points (+0,55%) à 35 813,80 points.

Le huard a progressé de 0,002 2 $ US (+0,28%) à 0,789 7 $ US.

Le pétrole a gagné 1,78 $ US (+2,32%) à 78,53 $ US.

L’or a retraité de 15,10 $ US (-0,84%) à 1 791,20 $ US.

Le bitcoin a avancé de 1 399,80 $ US (+2,49%) à 57 615,90 $ US.

 

Le contexte

«Le principal point d’attention est sur les taux d’intérêt», a résumé Sam Stovall, responsable de la stratégie d’investissement du cabinet CFRA.

Le marché obligataire a ainsi continué à digérer la reconduction, lundi, du président de la Banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, dont la confirmation par le Sénat ne devrait être qu’une formalité.

Ce choix ouvre la voie, pour beaucoup d’opérateurs, à une possible accélération de la normalisation de la politique monétaire américaine, entamée ce mois-ci.

Le taux moyen des emprunts d’État américains sur les échéances moyennes de 2 à 7 ans est revenu à son plus haut depuis le tout début de la pandémie de coronavirus.

Quant au taux à 10 ans, il a pris 14 points de base (0,14 point de pourcentage) depuis la clôture de vendredi, pour s’afficher désormais à 1,68%.

«Ces taux plus élevés ont pénalisé les secteurs de croissance, notamment la technologie», a relevé Sam Stovall.

Parmi elles, Meta (FB) (ex-Facebook), en retrait de 1,10% à 337,25 dollars, Microsoft (MSFT), qui a perdu 0,63% à 337,69 $US, ou la plateforme de relations clients dématérialisée Salesforce (CRM) (-1,83% à 291,42 $US).

À l’inverse, les valeurs bancaires profitent de cet environnement de taux élevés, susceptible d’améliorer leurs marges. JPMorgan Chase (JPM) (+2,39%), Bank of America  (BAC) (+2,64%) ou Wells Fargo (WFC) (+2,11%) ont ainsi fait un beau parcours mardi.

Par ailleurs, même si elle visait à calmer le marché, l’annonce de l’utilisation coordonnée des réserves stratégiques de pétrole par le président Joe Biden n’a en rien pénalisé les valeurs pétrolières, bien au contraire.

ExxonMobil (XOM) (+2,63% à 63,13 dollars), ConocoPhillips (COP) (+2,63% à 73,78 dollars) ou Chevron (CVX) (+2,10% à 116,30 dollars) ont tous connu une séance enlevée, au diapason des cours de l’or noir, en nette hausse.

Le constructeur chinois de véhicules électriques XPeng (XPEV), coté à Wall Street, a bénéficié (+8,25% à 51,30 dollars) de la publication d’un chiffre d’affaires supérieur au consensus des analystes ainsi que d’une perte inférieure à ce qui était attendu.

Le groupe est parvenu à livrer plus de véhicules que prévu au troisième trimestre, ce qui a plu aux investisseurs, et table sur 34 500 à 36 500 livraisons au quatrième trimestre.

Le cours de XPeng se rapproche de son plus haut niveau et le constructeur est désormais valorisé environ 45 milliards d’euros.

Ailleurs au tableau, la chaîne de magasins de produits électroniques Best Buy  (BBY) a dérapé (-12,31% à 121,01 dollars) malgré l’annonce d’un bénéfice et un chiffre trimestriels supérieurs aux attentes.

Le marché a surtout retenu les prévisions pour son quatrième trimestre (de novembre à janvier), jugées décevantes. La chaîne fait face, comme tout le secteur ou presque, à des difficultés d’approvisionnement.

Même sanction pour le groupe d’habillement Abercrombie & Fitch (ANF) (-12,59% à 41,12 dollars), dont les résultats sont au-dessus des prévisions, mais qui a été lâché par les investisseurs.

L’entreprise a contre elle des marges bénéficiaires dégradées, consécutives à la forte hausse du prix du transport et des surcoûts liés à des perturbations sur la chaîne d’approvisionnement.

Toujours dans la distribution, la chaîne de magasins à bas prix Dollar Tree (DLTR) a pris le contre-pied (+9,17% à 114,71 dollars) grâce à la revalorisation de son prix de référence.

Ancré durant 35 ans à un dollar, d’où son nom, ce prix va passer à 1,25 dollar pour une multitude d’articles, signe de la poussée irrésistible de l’inflation.

La plateforme de conférence vidéo en ligne Zoom (ZM) a été clouée au pilori (-14,71% à 206,64 dollars) bien qu’ayant publié lundi, après Bourse, un chiffre d’affaires et un bénéfice net supérieurs aux anticipations.

Comme souvent, Wall Street regardait vers l’avant et ne goûtait guère les prévisions pour le quatrième trimestre, inférieures aux projections des analystes. 

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