Faire peur au monde avec la dette

Publié le 01/12/2009 à 07:59

Faire peur au monde avec la dette

Publié le 01/12/2009 à 07:59

Blogue. On entend toutes les sortes de commentaires concernant l¹endettement, la plupart pimentés de parfum de fin du monde.

À en croire Pierre, Jean, Jacques, nous sommes au bord d¹un cataclysmefinancier.

Il est évident que l'on craint le plus un cataclysme après en avoir vécu un. Ce fut la même chose en 1987 : après le krach, tout le monde craignait un autre krach.

Telle est la nature humaine.

Je ne veux pas vous faire croire que la dette n¹est pas un problème. Les déficits gouvernementaux et la dette des pays en commençant par les États-Unis sont inquiétants. Oui, mais pas tant que ça, non plus.

Pour faire la nuance, il faut commencer par mentionner que les gouvernements ont volontairement accepté d¹alourdir leur situation financière pour diminuer l¹impact économique de la crise. C¹est donc une situation exceptionnelle.

Il y aura un prix à payer, c'est certain. Mais c'est mieux que d'avoir des gouvernements moins endettés et une économie en dépression pendant une décennie.

D'autre part, tout n'est pas noir. Un exemple simple : il est vrai que le consommateur américain est sur-endetté, en raison des excès reliés à l¹immobilier. Et ceux qui ont prêté à ce ccnsommateur (institutions financières partout sur la planète), ont perdu des milliards.

Par contre, la situation financière des sociétés non financières aux États-Unis est très solide. Et cela vous n'en entendez jamais parler. Par exemple, les sociétés non financières du S&P 500 affichaient une dette nette par rapport à leur valeur boursière de 16 %. Cela se compare à 25 % durant les années 1980.

En plus, avec des taux d'intérêt beaucoup plus bas de nos jours, les coûts de financement sont nettement inférieurs.

Enfin, il ne faut pas oublier que le propriétaire immobilier qui remet les clés de sa maison à sa banque se débarrasse d¹un passif important. Son endettement est réduit d¹un seul coup.

Selon Bank of America Merrill Lynch, le consommateur américain réduira ainsi sa dette de 1 000 à 2 000 milliards US d¹ici la fin de 2011. Ce sont des pertes en grande partie déjà prises ou anticipées par les grandes institutions financières.

Cela devrait aider le consommateur américain à redevenir une locomotive pour l'économie, à long terme.

Qu'en pensez-vous?

Bernad Mooney

 

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