Si l'informatique en nuage fonctionne pour Fred Pellerin, pourquoi pas pour votre entreprise ?

Publié le 04/12/2010 à 00:00, mis à jour le 14/12/2010 à 09:05

Si l'informatique en nuage fonctionne pour Fred Pellerin, pourquoi pas pour votre entreprise ?

Publié le 04/12/2010 à 00:00, mis à jour le 14/12/2010 à 09:05

L'informatique en nuage, ou dématérialisée, n'est pas la révolution que certains annonçaient en 2006, mais de plus en plus d'entreprises de toutes tailles y ont recours.

Si sa définition théorique ou son nom peuvent en rebuter plus d'un, pour l'usager, manipuler une application dans les nuages est aussi simple que d'envoyer un courriel avec Hotmail ou de mettre à jour son statut Facebook. Et pour cause : ces dernières opérations sont effectuées dans les nuages puisqu'elles sont réalisées à partir d'un simple navigateur et les données sont traitées par des serveurs en réseau.

Portrait d'une tendance encore un peu brumeuse qui offre pourtant des applications claires comme de l'eau de roche.

Ne payer que pour la capacité de calcul utilisée

Les applications pratiques de l'informatique en nuage sont diverses, mais sa réalité physique est plutôt simple.

Sa première application, soit l'hébergement Web, permet d'en comprendre aisément la mécanique. Tout a commencé avec le géant du commerce de détail en ligne Amazon, qui a flairé la bonne affaire en se rendant compte que ses immenses grappes de serveurs n'étaient utilisées qu'à une fraction de leur potentiel. L'entreprise s'était dotée de ces installations pour être en mesure de faire face aux augmentations critiques de la demande, généralement très courtes.

Le 25 août 2006, Amazon lançait Elastic Compute Cloud (EC2) pour rentabiliser ses serveurs et, du même coup, permettre aux entreprises de ne payer que pour la capacité de calcul utilisée.

Avec Amazon EC2, les serveurs attribués aux clients sont virtuels. Les clients peuvent ainsi changer la taille du " serveur virtuel " qu'ils louent à volonté, sans délai ni interruption de service. " Les raisons qui expliquent la popularité de l'hébergement dans les nuages, c'est la flexibilité et les coûts, explique Nicolas Roberge, président d'Ovologic, une firme d'intégration de système informatique en nuage. On n'a pas besoin de se soucier du nombre de visiteurs et on ne paie que pour la bande passante dont on a besoin. "

Ainsi, un dépassement de la bande passante allouée n'a pas pour effet de mettre le serveur hors d'usage, mais occasionne seulement une surcharge. Rapidement adopté par les jeunes pousses du Web, qui pouvaient ainsi mieux gérer leur croissance, ce type d'hébergement est aujourd'hui aussi bien utilisé par de petites PME que des multinationales.

Sur mesure pour les artistes

Lorsque Fred Pellerin est passé à Tout le monde en parle, le 22 novembre 2009, il y a fort à parier que son site aurait été mis hors d'usage s'il n'avait pas été hébergé dans les nuages. " On venait tout juste de le mettre en ligne et on a eu des pics incroyables durant la soirée ", évoque Hugo Bouchard, vice- président des technologies chez Disques RSB, manufacturier de CD et de DVD.

Dans les faits, un hébergeur traditionnel aurait pu offrir le même résultat, mais les coûts auraient toutefois été plus importants. " Souvent, quand on a un artiste qui veut faire héberger son site, l'hébergeur traditionnel lui demandera quelle est la journée où il y aura le plus de visites dans l'année, explique Hugo Bouchard. Ensuite, il va lui vendre de la bande passante en fonction de l'utilisation maximale. Son site passera 90 % de l'année à utiliser 5 % de sa bande passante et une journée seulement à en employer 80 %. "

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