Les consultants en TI ont vu leurs conditions s'améliorer cette année

Publié le 21/06/2021 à 14:51

Les consultants en TI ont vu leurs conditions s'améliorer cette année

Publié le 21/06/2021 à 14:51

Par Denis Lalonde
Un consultant en informatique

Selon le document, le consultant type en TI a 48 ans et possède 21 années d’expérience dans le domaine. (Photo: 123RF)

Les consultants en technologies de l’information (TI) ont vu leurs conditions de travail s’améliorer légèrement cette année, selon le Portrait de l’industrie de la consultation en TI 2021, produit par l’Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII). 

Selon le document, le consultant indépendant type en TI a 48 ans et possède 21 années d’expérience dans le domaine. Près de 79% d'entre eux ont au minimum un baccalauréat universitaire et 94% d'entre eux sont incorporés. Le chiffre d'affaires annuel moyen de leur entreprise est de 159 310 dollars et leur taux horaire moyen est de 102,33$ l’heure.

Sur ce dernier point, la situation s’est un peu améliorée par rapport à l’an dernier, alors que le taux horaire moyen était de 101,96$. En 2019, avant la pandémie, il était de 96,82$. 

La pénurie de main-d’œuvre qui frappe l’industrie des technologies de l’information n’a donc pas eu d’importante répercussion à la hausse sur les salaires. 

«Les salaires ont stagné un peu ces dernières années. Il y a quelques années, il y a même eu une pression à la baisse. Plusieurs consultants ont subi des baisses de salaires de jusqu’à 10% de la part de quelques grosses institutions, surtout à Montréal. Là, on est en rattrapage graduel», explique Hugues Lamy, président du conseil d’administration de L’AQIII.

Quelques consultants mécontents de devoir se plier aux exigences d’employeurs comme la Banque Nationale et Desjardins avaient même confié leur frustration face à cette situation.

«Cette année, beaucoup de répondants ont été touchés par des changements unilatéraux de contrats», ajoute M. Lamy. Selon le Portrait, certains donneurs d’ouvrage ont imposé des vacances (11,7%) ou des réductions unilatérales de taux horaire (9,6%) à leurs consultants en TI. De plus, 15,7% des répondants affirment que l’un de leurs clients a mis fin prématurément à leur contrat en cours de mandat. 

«Les indépendants en fin de mandat peuvent toujours décider de refuser les baisses de salaire et décider de se chercher du boulot ailleurs. Ceux qui sont en début de mandat ou dont les finances sont plus précaires peuvent aussi choisir de serrer les dents et de continuer. La décision leur revient», raconte M. Lamy, qui précise que les donneurs d’ouvrage dans les secteurs bancaires et de l’assurance sont de très gros clients parmi les répondants. 

Le document révèle que la durée moyenne des mandats est de 17,3 mois, incluant les renouvellements.

Le document est tiré d’un sondage mené auprès de 404 membres de l’AQIII en mars et en avril. L’Association regroupe plus de 1300 personnes à travers la province.

 

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