É-U: le gendarme boursier renforce son équipe de régulation des cryptomonnaies

Publié le 03/05/2022 à 07:49

É-U: le gendarme boursier renforce son équipe de régulation des cryptomonnaies

Publié le 03/05/2022 à 07:49

Par AFP

De nombreuses plateformes d'échanges ont leur siège social en dehors des États-Unis, échappant de fait au contrôle direct des autorités fédérales américaines. (Photo: 123RF)

New York — Le gendarme de la Bourse américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), a annoncé mardi l'augmentation de son nombre d'employés chargés de réguler les cryptomonnaies et lutter contre les activités frauduleuses sur ce marché.

La SEC va pourvoir 20 nouveaux postes dans ce département, renommé Crypto Assets and Cyber Unit (Division pour les Actifs en Cryptomonnaie et la Cybersécurité), portant le nombre total d'emplois à 50.

«En doublant quasiment la taille de ce service crucial, la SEC sera mieux équipée pour surveiller les méfaits sur le marché des cryptos tout en continuant d'identifier les problèmes de transparence et de contrôles ayant trait à la cybersécurité», a déclaré dans un communiqué le président de l'autorité boursière, Gary Gensler.

Les experts de la SEC vont notamment s'intéresser aux infractions liées aux offres en cryptomonnaies, aux plateformes d'échanges de cryptomonnaies, aux stablecoins (des cryptomonnaies dont le prix est arrimé à une autre devise ou à un produit financier) ou encore aux jetons non fongibles (ou NFT), ces certificats d'authenticité numérique censés être infalsifiables.

De nombreuses plateformes d'échanges ont leur siège social en dehors des États-Unis, échappant de fait au contrôle direct des autorités fédérales américaines.

Depuis qu'il a pris les rênes de la SEC en avril 2021, M. Gensler martèle sa volonté de renforcer la régulation du marché des cryptomonnaies, jugeant que les mêmes lois doivent s'y appliquer que sur les autres marchés financiers.

«Ne prenons pas le risque de mettre à mal 90 années de lois sur les actifs financiers en créant des arbitrages réglementaires ou en laissant des vides juridiques», avait-il plaidé lors d'un discours début avril. 

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