Move: les protéines végétales déferlent en magasins

Publié le 28/07/2017 à 10:00

Move: les protéines végétales déferlent en magasins

Publié le 28/07/2017 à 10:00

Par Matthieu Charest

[Courtoisie]

Il a fallu peu de temps aux produits MOVE avant de se tailler une place sur les tablettes des commerces. Fondée à l’automne 2016, la start-up spécialisée en protéines végétales en poudre s’apprête à envahir la plupart des Jean Coutu.

«Dans les prochaines semaines, nous passerons de quelque 50 points de vente à environ 400 commerces au Québec, dont 330 Jean Coutu, lance Renaud LeBlanc, cofondateur et président-directeur général de la TPE montréalaise. Nous visons surtout les grandes chaînes où il y a déjà beaucoup de trafic. Dans les boutiques spécialisées pour sportifs, par exemple, il y a déjà beaucoup de compétition».

Outre Jean Coutu, les produits MOVE sont déjà distribués dans quelques Metro et IGA dans la grande région de Montréal. « Avec Metro, je dirais que nous sommes plus avancés dans nos discussions, nous sommes en test. L’idée, c’est d’arriver à y être “planogrammé”, bref, d’être distribué dans tous leurs magasins en ciblant les amateurs de sports, bien sûr, mais aussi monsieur et madame tout le monde.»

Aussi vendus en ligne, les produits sont offerts en deux saveurs, chocolat et vanille, et en deux formats, en pot et en sachets. S’ils ne se distinguent pas au niveau du prix, un pot de 454 grammes coûte une trentaine de dollars, c’est que la différenciation réside ailleurs, croit le jeune entrepreneur.

«Nos produits sont simples à intégrer dans l’alimentation quotidienne, dans des “smoothies” le matin, par exemple. C’est très santé, parce qu’il n’y a rien de synthétique, c’est écologique, puisqu’il n’y a pas de viande dans les recettes, et notre image retient l’attention, c’est très coloré.» En prime, à peu près tous les ingrédients de MOVE, qui sont assemblés en coproduction dans une usine de Laval, proviennent du Canada et des États-Unis. De fait, l’empreinte écologique liée au transport est réduite.

Surfer sur la vague

La start-up de 6 employés, dont trois à temps partiel, veut profiter de son entrée dans les Jean Coutu afin de pénétrer le plus rapidement possible dans les grandes surfaces. Battre le fer alors qu’il est chaud. «Nous espérons une rentrée très forte, dit Renaud LeBlanc. Et puisque nous n’avons pas d’entente d’exclusivité, nous voulons être présents partout au Québec. Ensuite, nous allons nous attaquer au reste du Canada et aux États-Unis.»

[Marc-Antoine Aubin Héroux et Renaud LeBlanc]

Pour l’un des investisseurs, Pierre Fitzgibbon, associé directeur chez Walter Capital, «la société est très jeune, mais il sera possible d’augmenter la gamme de [leurs] produits dans un avenir très rapproché. En ce moment, nous mettons l’accent sur la distribution dans les bons créneaux».

Et pour les aider à maximiser la distribution, à surfer sur la vague espérée qu’offrirait l’entrée dans les Jean Coutu, MOVE s’est alliée au courtier en produits alimentaires Van de Water-Raymond afin de propulser ses produits dans les commerces.

Car le défi pour la start-up, comme toute TPE et PME en agroalimentaire, c’est d’abord de se faire connaître du public. «Ça prend beaucoup d’énergie, confie le cofondateur et président-directeur général. Ça prend plusieurs contacts entre les consommateurs et la marque pour sensibiliser les clients et les conquérir».

C’est pour cette raison que l’entreprise maximise les dégustations dans les points de vente. Pour ce faire, ils embauchent des «ambassadeurs», recrutés sur les réseaux sociaux. Ils les forment, puis, les envoient sur le terrain pour propulser les ventes.

Depuis le lancement à l’automne 2016, la start-up aurait généré de ventes de quelques centaines de milliers de dollars. Selon les projections du PDG, Renaud LeBlanc, et de son cofondateur, Marc-Antoine Aubin Héroux, les ventes atteindront le million de dollars pour la deuxième année.

À part les deux fondateurs, deux investisseurs, le père de Renaud LeBlanc ainsi que M. Fitzgibbon se partagent des parts dans l’entreprise. Ils auraient investi quelque 300 000$ à 400 000$ dans l’aventure jusqu’à maintenant. Par ailleurs, un prêt bancaire serait sur le point d’être alloué à la start-up, qui veut dorénavant éviter de diluer son capital. 

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