Le Québec classé parmi les premiers au monde en entrepreneuriat

Publié le 11/10/2017 à 16:38

Le Québec classé parmi les premiers au monde en entrepreneuriat

Publié le 11/10/2017 à 16:38

Par Matthieu Charest

[123RF]

Selon les dernières données du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) consacrées au Québec, l’entrepreneuriat connaît ici un énorme succès. De plus, la province se compare très avantageusement aux autres territoires développés à travers le monde.

«Les intentions d’entreprendre, à 18,2%, sont à la hausse, tout comme la capacité des Québécois à identifier des occasions d’affaires dans leurs régions», peut-on lire dans le rapport.

«Qui plus est, les entrepreneurs émergents sont en forte croissance, surtout chez les 25 à 34 ans», constate l’étude dévoilée par l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Le nombre de nouveaux entrepreneurs en 2016 a atteint 6,5% de la population totale. Quant à l’ensemble des entrepreneurs émergents, soit ceux qui ont entrepris depuis moins de trois ans et demi, le taux se situe à 14,9% de la population.

Ce qui classe le Québec au troisième rang des économies comparables.

En outre, le Québec serait l’endroit parmi les économies «tirées par l’innovation» où l’entrepreneuriat est un choix de carrière qui est le plus valorisé. La capacité des citoyens à identifier des occasions d’affaires a connu «un bond important» et situe la province au deuxième rang des économies comparables.

Enfin, «les entrepreneurs émergents québécois sont orientés vers l’international, sont parmi les plus innovateurs et parmi les plus ambitieux pour la croissance de leurs entreprises. À ce chapitre, ils sont en avance sur le reste du Canada pour la majorité des indicateurs».

Selon Étienne St-Jean, professeur à l’École de gestion de l’UQTR et chercheur à l’Institut de recherche sur les PME, «le portrait est plutôt positif. Je pense que ce «bond» en avant dans la culture entrepreneuriale québécoise s’explique par la popularité du sujet. On en parle beaucoup, comme dans des émissions comme Dans l’Oeil du Dragon».

Zones grises

Le Québec se classe bien, très bien même. Pourtant, certains indicateurs sont moins reluisants. D’abord, les entreprises québécoises évoluent dans des secteurs à plus faible technologie que le reste du Canada.

«Nicolas Duvernois, par exemple, a bâti une marque forte avec sa vodka. Il a été très innovant. Mais des entreprises en biotechnologies, notamment, ont tendance à créer des emplois mieux rémunérés», explique le professeur St-Jean.

Autre indicateur moins éclatant: l’entrepreneuriat féminin demeure moins marqué que celui des hommes. Selon l’étude, les hommes québécois, à 16,5%, se classent deuxième rang, derrière le reste du Canada, en termes d’entrepreneuriat émergent. Quant aux femmes entrepreneures émergentes québécoises, elles n’obtiennent que le cinquième rang des pays développés, à 9,4%.

«Je crois que les femmes, à tort, se sentent souvent moins compétentes que les hommes pour se lancer en affaires, estime Étienne St-Jean, professeur à l’École de gestion de l’UQTR et chercheur à l’Institut de recherche sur les PME. Elles se font moins confiance. Il faut travailler sur des modèles de réussite féminine et à établir des programmes spécialisés pour elles.»

Par ailleurs, l’entrepreneuriat senior est en retard au Québec par rapport aux autres économies comparables. Sur cet aspect, le Québec figure au dixième rang, alors que le reste du Canada obtient la première place.

Néanmoins, estime M. St-Jean, «la plupart des indicateurs démontrent que le Québec est une terre d’entrepreneuriat. Nous avons un très fort potentiel pour le renouvellement de notre économie».

 

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