La folle année de PME MTL

Publié le 13/04/2021 à 16:57

La folle année de PME MTL

Publié le 13/04/2021 à 16:57

Par Emmanuel Martinez
Une rue commerciale du Vieux-Port de Montréal.

Ce sont au total 4 600 entreprises qui ont été soutenues dans la métropole en 2020, ce qui aurait permis de créer ou de maintenir 7 400 emplois, selon les données fournies par PME MTL. (Photo: 123RF)

Les sommes octroyées par PME MTL, le réseau d’appui aux entreprises de la Ville de Montréal, ont quintuplé l’an dernier, par rapport à 2019, en raison de la crise de la COVID-19.

Les six antennes réparties géographiquement sur l’île ont annoncé mardi qu’elles ont versé près de 110 millions de dollars (M$) en fonds aux entreprises, soit 88,3 M$ pour des enveloppes d’urgence liées à la pandémie ainsi que 19,9 M$ de ses fonds de base.

«Cela a été une année vraiment folle. Personne n’a vu venir cela», a affirmé le directeur général de PME Montréal Centre-ville, Christian Perron, en entrevue avec Les Affaires.

«On a parfois vu par communiqué de presse qu’on recevait de sommes à verser aux entreprises», a-t-il ajouté pour expliquer la singularité de cette année marquée par le coronavirus.

Avec des volumes de dossiers «complètement hors normes» et des modalités de programme qui changent en cours de route, PME MTL en a vue de toutes les couleurs l’an dernier.

 

Montréal reste attirante

Ce sont au total 4 600 entreprises qui ont été soutenues dans la métropole en 2020, ce qui aurait permis de créer ou de maintenir 7 400 emplois, selon les données fournies par PME MTL.

«L’année 2020 a été très difficile pour nombre de nos entrepreneurs, mais ils ont su faire preuve d’adaptation et de créativité en cette période critique», a dit Luc Rabouin, responsable du développement économique et commercial et du design au comité exécutif de la Ville de Montréal, par communiqué.

Il a souligné que la métropole a été l’une en Amérique du Nord où la reprise a été la plus forte après la première vague.

Selon Luc Rabouin, Montréal conserve sa «très forte attractivité», notamment grâce à sa qualité de vie «exceptionnelle», à ses nombreuses universités, à MTL international et à son écosystème d’accompagnement des entrepreneurs.

Mais avec une troisième vague et une pandémie qui s’étire, certains secteurs comme la restauration, la culture et le tourisme sont à bout de souffle.

«Malheureusement, il y en a qui ne passeront pas à travers», reconnaît Marc-André Perron, directeur général de PME MTL Centre-Ouest.

«Il faudra imaginer des choses pour aider les entreprises pendant la relance, a-t-il ajouté. Il faudra aussi assurer une certaine transition sinon cela va anéantir tout l’effort financier à faire.»

Son collègue du centre-ville, Christian Perron, évoque certaines solutions possibles. 

«Il y a une limite à l’aide financière. Le meilleur financement, c’est le client. Cela va être important de donner un coup de pouce pour faire revenir les gens en ville», a dit le directeur général de PME MTL Centre-ville.

Il reste optimiste de voir la roue repartir, surtout grâce aux jeunes qui comme à Boston ou San Francisco vont continuer à rechercher la vie urbaine. C’est cette vitalité qu’offre Montréal qui la rend attrayante pour de nombreuses PME. 

«Plus les artères et les commerces vont bien, plus tu vas pouvoir attirer des compagnies qui vont remplir les étages. Et plus ces étages seront pleins, plus cela va dynamiser les artères commerciales. C’est un tout», a mentionné Christian Perron.

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