Soulignez-vous équitablement les bons coups de vos employés?

Publié le 19/05/2022 à 07:30

Soulignez-vous équitablement les bons coups de vos employés?

Publié le 19/05/2022 à 07:30

Par Catherine Charron

La moindre apparence de traitement inéquitable suffit pour créer un sentiment d’exclusion chez certains. (Photo: 123RF)

RHéveil-matin est une rubrique quotidienne où l'on présente aux gestionnaires et à leurs employés des solutions inspirantes pour bien commencer leur journée. En sirotant votre breuvage préféré, découvrez des astuces inédites pour rendre vos 9@5 productifs et stimulants.


RHÉVEIL-MATIN. Le constat est brutal: seul le quart des employés américains sondés par le cabinet-conseil en ressources humaines Gallup et Workhuman est d’avis que leur patron reconnaît impartialement les bons coups des membres de son équipe.

Or, la moindre apparence de traitement inéquitable suffit pour créer un sentiment d’exclusion chez certains salariés ce qui mine leur l’expérience et rend plus difficile de saisir ce avec quoi rime «excellence» au sein de votre entreprise.

À l’inverse, ceux qui qualifie de juste la reconnaissance sont plus attachés à leur organisation, et savent davantage quoi faire pour bien performer, ce qui vous permet ultimement de profiter de leur plein potentiel.

Les employés de couleurs sont les plus susceptibles de croire que les félicitations dans leur milieu de travail ne sont pas uniquement basées sur le mérite: seuls 19% des répondants noirs et 21% des répondants latinos pensent qu’elles sont objectivement distribuées, tandis que le trois quarts d’entre eux affirment qu’elles ne sont pas authentiques.

Pourtant, c’est chez eux qu'une reconnaissance perçue comme vraie a le plus de répercussions positives sur leur sentiment d’appartenance à une organisation. D’où l’importance de s’assurer que l'équipe de gestion tisse des liens avec chacun de ses subalternes, afin que leur gratitude paraisse «personnelle, spécifique et sincère».

Les jeunes travailleurs recherchent aussi davantage de validation. Quarante pour cent d'entre eux aimeraient être félicités à quelques reprises chaque semaine, mais le quart y ont réellement droit, selon les données récupérées entre le 14 et le 28 février 2022.

Ce n’est pas là la preuve que les membres de la Génération Z sont cupides, prévient Gallup. La gratitude d’un supérieur fait plutôt partie des éléments qui permettent à une personne peu expérimentée de croître, puisque ça dope sa confiance en ses moyens notamment. L’organisation va même jusqu’à dire que de souligner le bon boulot d’un jeune employé crée «les talents du futur».

 

Sans oublier les gestionnaires

En retranchant les données issues du sondage mené auprès de 7500 Américains par fonction, ce sont les gestionnaires qui sentent le moins que leur organisation apprécie équitablement le travail de ses employés. Moins de 20% d’entre eux croient être reconnus à leur juste valeur.

Bien que tous les répondants pensent accorder davantage de félicitations qu’eux n’en reçoivent, c'est chez les gestionnaires de premier niveau que le débalancement est le plus grand. Ils disent en obtenir trois fois moins de la part de leur patron et 2,5 fois moins de leurs collègues.

Pris entre l’arbre et l’écorce, il n’est pas surprenant qu’on observe parmi eux la plus forte hausse du taux d’épuisement professionnel. D’où l’importance de faire l’effort conscient de souligner tout l’apport à l’organisation, d’autant que ça risque de ruisseler dans l’ensemble de votre personnel.

 

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