Gober est passée à l'attaque avant la crise

Publié le 27/02/2010 à 00:00, mis à jour le 08/10/2013 à 06:48

Gober est passée à l'attaque avant la crise

Publié le 27/02/2010 à 00:00, mis à jour le 08/10/2013 à 06:48

Quand le ciel s'est obscurci, à l'automne 2007, Richard Bérubé a fait ce que tous les livres de gestion recommandent : il est passé à l'attaque plutôt que de se replier sur lui-même. Avec comme résultat qu'à l'aube de la reprise, il croit que son entreprise, Gober, est plus efficace que jamais.

En affaires depuis 21 ans, M. Bérubé a déjà dû s'adapter au changement à plusieurs reprises. Il y a six ans, constatant qu'il ne pouvait plus faire concurrence aux Chinois dans le marché du meuble, il s'est tourné vers les portes d'armoires de cuisine. " Il y a tellement de variétés de portes que les fabricants d'armoires de cuisine préfèrent confier leur fabrication à des sous-traitants ", explique l'entrepreneur de Coaticook, en Estrie.

Gober vend ses produits au Québec, en Ontario et dans l'Est des États-Unis.

Former et investir

À l'automne 2007, quand l'économie commence à faiblir, il améliore la formation de ses employés pour les rendre plus productifs. Gober va ainsi à contre-courant de la plupart des entreprises, puisque la formation est un des premiers postes qui écopent lorsque les revenus commencent à baisser.

M. Bérubé a aussi acheté de l'équipement. Habituellement, les dirigeants reportent ce genre d'investissement lorsque l'avenir devient incertain. " Il est primordial de chercher des façons de devenir plus efficaces en période de ralentissement économique. De plus, investir en période de crise a un effet positif sur le moral des employés. "

M. Bérubé a aussi multiplié les rencontres avec le personnel : " Plus vous vous cachez, plus vos employés sont angoissés. Il ne faut pas avoir peur de leur dire ce qui se passe, même si les nouvelles ne sont pas agréables. On discute et on se demande s'il n'y aurait pas de meilleures façons de faire. "

Par ailleurs, lorsque le contexte économique est morose, les représentants ont souvent tendance à se replier sur eux-mêmes, car ils doutent que les clients potentiels se laisseront convaincre d'acheter des produits et services. M. Bérubé a plutôt poussé ses représentants à multiplier les rencontres avec les clients potentiels. " Moi aussi, j'ai déjà cru qu'en période de crise, les clients étaient moins réceptifs. Mais c'est tout le contraire; ils cherchent des solutions. "

Néanmoins, le patron de Gober a dû réduire son effectif de 100 à 75 employés. Mais comme ils sont plus productifs qu'avant la crise, il n'aura pas besoin de réembaucher les 25 employés mis à pied, bien qu'il prévoit une reprise en 2010 : après avoir chuté à 5 millions de dollars en 2009, les ventes devraient retrouver cette année leur niveau de 2007, soit 7 millions de dollars.

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