Deux faux pas dans l'adoption de la semaine de quatre jours

Publié le 29/03/2022 à 07:30

Deux faux pas dans l'adoption de la semaine de quatre jours

Publié le 29/03/2022 à 07:30

Par Catherine Charron

Voici deux avis qui devraient nourrir votre réflexion. (Photo: 123RF)

RHéveil-matin est une rubrique quotidienne où l'on présente aux gestionnaires et à leurs employés des solutions inspirantes pour bien commencer leur journée. En sirotant votre breuvage préféré, découvrez des astuces inédites pour rendre vos 9@5 productifs et stimulants.


RHÉVEIL-MATIN. Vous souhaitez remédier à la morosité de vos troupes en adoptant la semaine de quatre jours? Pas si vite, prévient Nabeil Alazzam le PDG du fournisseur de logiciels de vente américain, Forma.ai.

Mal orchestrée, cette transition vers un horaire atypique pourrait avoir l’effet inverse. Après tout, indique-t-il dans un article de Employee Benefits News, en passant encore moins de temps avec ses collègues, un employé aura plus de difficulté à développer un sentiment d’appartenance à son équipe.

De plus, condensées dans un plus court laps de temps, les tâches qui le rebutent ne feront qu’encore plus l’irriter.

La clé pour que votre démarche soit couronnée de succès, selon lui, c’est d’asseoir à une même table des représentants de chacune des parties de votre organisation, afin que tous s’entendent sur la raison qui justifie une telle adoption.

Est-ce pour donner plus de flexibilité, pour offrir un meilleur équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle ou encore pour améliorer le taux d’engagement de vos employés?

Nabeil Alazzam souligne l’importance de se poser de telles questions avant de passer à une semaine de quatre jours, mais aussi de s’intéresser aux conséquences que cela aura sur vos travailleurs pour qui cette cinquième journée de travail est nécessaire à l’accomplissement de leurs tâches.

Si certains peuvent bel et bien profiter de trois jours de congé hebdomadaire, tandis que d’autres non, ça pourrait générer des conflits, met-il en garde.

 

Changer de rhétorique

Dans un billet paru dans le Washington Post, la chroniqueuse américaine Christine Emba écrit carrément que la rhétorique voulant que la semaine de quatre jours rende plus productif n’est pas le bon motus operandi pour réellement en tirer profit. Elle estime qu’on devrait plutôt réduire les heures travaillées parce que l’on souhaite devenir des humains plus accomplis.

Certes, apprendre à jouer d’un instrument ou parfaire ses compétences de chef pâtissier ne semble pas avoir de valeur économique de prime abord, concède-t-elle. Là n’est toutefois pas l’objectif de gagner ces heures de liberté: «Sans avoir le temps libre nécessaire pour le faire, une personne ne peut développer les relations et les activités dont elle a besoin pour s’épanouir».

Parce que ça aussi, ça a une grande valeur, même pour votre organisation.

 

 

 

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