Daniel Lapointe, l'homme à la tête de deux fondations hospitalières


Édition du 11 Avril 2015

Daniel Lapointe, l'homme à la tête de deux fondations hospitalières


Édition du 11 Avril 2015

Daniel Lapointe.

Daniel Lapointe a tout un défi à relever. Dans la foulée du déménagement de certains établissements du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) au site Glen ce printemps, les fondations du CUSM et de l'Hôpital Royal Victoria seront désormais gérées par la même équipe. À titre de nouveau président des deux fondations, c'est lui qui pilotera le processus d'intégration.

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L'homme de 56 ans a une vaste expérience en philanthropie. Auteur de l'ouvrage La gestion philanthropique : guide pratique pour la collecte de fonds, il a dirigé plusieurs organismes sans but non lucratif (OSBL), dont Katimavik et la Société canadienne de l'hémophilie, en plus d'offrir des services de consultation dans le domaine. Il est également enseignant au certificat en gestion philanthropique de l'Université de Montréal et formateur en gouvernance des OSBL au Collège des administrateurs de sociétés.

«Avec le nouveau CUSM, la réalité change, souligne Daniel Lapointe. Je souhaite travailler étroitement avec les leaders des différentes fondations. En s'entraidant, il y a moyen d'être plus efficace en matière de collecte de fonds.»

On en a eu la preuve, au cours des dernières années, alors que les huit fondations des établissements du CUSM ont mené ensemble la campagne de financement Les meilleurs soins pour la vie pour le redéploiement au site Glen. Jusqu'ici, 285 millions de dollars ont été amassés sur un objectif de 300 M$.

Daniel Lapointe veut recréer cet esprit de partenariat. Pas question toutefois de fusion. Chaque fondation reste une entité distincte. Seule Royal Victoria va plus loin en jumelant son équipe de gestion à celle de la Fondation du CUSM. Les deux fondations partageront aussi le même conseil d'administration. Mais leur président insiste : «Il y aura un mur entre les donateurs des deux fondations. Nous unissons nos forces pour améliorer l'efficacité, mais la confidentialité des donateurs sera maintenue».

Frapper à de nouvelles portes

Il voit, dans le fait que les Québécois donnent moins que les autres Canadiens (208 $ par rapport à 440 $, selon Statistique Canada), une occasion à exploiter. «Nous avons l'habitude de frapper aux portes des grandes entreprises et nous continuerons. Mais il faut aussi s'adresser aux individus, surtout à ceux qui gagnent bien leur vie et qui ont les moyens de donner quelques milliers de dollars pour les soins de santé.»

«Entre les grands mécènes qui donnent des millions de dollars et les gens qui donnent 40 $, poursuit Daniel Lapointe, il y a une catégorie intermédiaire de donateurs potentiels encore peu sollicitée à l'heure actuelle.»

Même si son plan pour rejoindre ces donateurs n'est pas encore arrêté, il sait qu'il n'empruntera pas la voie des grands événements-bénéfices. Les deux fondations qu'il dirige organisent bien quelques petits événements, comme des conférences, mais rien de majeur. «Nous privilégions les rapports directs avec les donateurs.»

«Il y a beaucoup de galas-bénéfices au Québec, et ils ne sont pas tous aussi profitables qu'avant, ajoute-t-il. Les gens commencent à éprouver une certaine lassitude face à cela.»

Daniel Lapointe n'exclut toutefois pas de mettre sur pied un événement, peut-être un défi sportif, à l'intention des jeunes professionnels, une autre clientèle cible qu'il vise à rejoindre davantage. La Fondation de l'Hôpital Royal Victoria a déjà son Mouvement Jeunesse qui organise des conférences et des activités sportives à l'intention des jeunes donateurs, mais Daniel Lapointe veut aller plus loin. «Je viens d'arriver en poste. Alors, tout est encore embryonnaire. Mais je sais que les jeunes ont le coeur à la bonne place et qu'ils peuvent participer à l'effort collectif.»

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