Deux frères détecteurs d'occasions

Publié le 19/11/2010 à 15:42, mis à jour le 19/11/2010 à 13:15

Deux frères détecteurs d'occasions

Publié le 19/11/2010 à 15:42, mis à jour le 19/11/2010 à 13:15

Par Didier Bert
Leur propre banque finira par leur accorder un crédit, deux ans plus tard. " Elle a été convaincue par les états financiers et les ratios. Nous avions des commandes et investi tout notre avoir dans la compagnie : ça prouvait qu'on y croyait. " Durant quatre ans, tous les revenus sont réinvestis dans le développement de la PME.

Un parrain bienveillant

Yan et Sébastien réussissent par leurs efforts à trouver un appui, celui de l'entrepreneur Jean-Guy Furois qu'ils ont rencontré à une présentation de jeunes entreprises à des investisseurs. M. Furois est séduit par l'idée des jeunes hommes et décide de les aider dans leurs démarches.

Leur nouveau parrain les encourage à s'investir davantage pour promouvoir leur produit leur disant qu'un jour, les ventes seront au rendez-vous. " Dors dans ton char et mange des sandwichs ", recommande-t-il à Sébastien Gagnon, pour que la tournée des détaillants du Québec lui coûte le moins cher possible. Faut dire que l'entreprise commence et que ses moyens sont très limités.

M. Furois les parraine dans leur aventure entrepreneuriale pendant plusieurs mois. Le trio garde contact mais le contexte est moins formel : tous trois vont maintenant à la pêche.

Le Spypoint connaît un tel succès que des amateurs de chasse approchent GG Telecom. Ils souhaitent utiliser le détecteur pour connaître les déplacements du gibier. Les deux frères répondent présent. " Cela a été la cerise sur le sundae ", se rappelle Sébastien Gagnon. La cerise ne tarde pas à devenir aussi grosse que le sundae : 50 % des détecteurs sont désormais distribués dans les magasins de chasse.

L'entreprise de Victoriaville se tourne aussi vers l'exportation grâce au soutien du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE). La PME présente ses produits dans des foires commerciales aux États-Unis et en Allemagne, où plusieurs distributeurs se montrent intéressés à commercialiser le détecteur de mouvement. " Ce type d'exposition doit être très bien sélectionné, car il en existe des centaines. En ciblant les plus gros, nous avons été en mesure de signer plusieurs contrats très intéressants ", souligne Sébastien Gagnon.

GG Telecom emploie aujourd'hui 24 personnes et la direction préfère ne pas dévoiler ses revenus, se bornant à dire qu'elle écoule près de 50 000 détecteurs de mouvement par an dans une trentaine de pays, dont 20 % en Europe.

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