Trois questions à: Olivier Donais, propriétaire des complexes Maxi Forme + sur la Côte-Nord


Édition du 02 Mai 2015

Trois questions à: Olivier Donais, propriétaire des complexes Maxi Forme + sur la Côte-Nord


Édition du 02 Mai 2015

Par Matthieu Charest

Olivier Donais, ancien joueur vedette du Drakkar de Baie-Comeau et propriétaire des complexes Maxi Forme + sur la Côte-Nord.

Les Affaires - M. Donais, vous n'êtes pas originaire de la Côte-Nord, mais après votre carrière au hockey, vous avez décidé de vous y lancer en affaires. Pourquoi ?

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Olivier Donais - Je me suis blessé alors que je jouais pour les Cataractes de Shawinigan, de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, équipe à laquelle j'avais été échangé. J'avais reçu des offres de la LNH, de Phoenix [Arizona], de Vancouver et du Minnesota. Mais étant blessé, je me suis rendu compte que je devais trouver autre chose. J'aurais dû me prévoir un plan B ! J'étais complètement déprimé. Je me suis cherché, j'ai suivi une formation en kinésiologie, puis pour devenir pompier, et j'ai aussi travaillé dans un gym.

J'étais revenu dans la région de Montréal, et ma blonde, qui vient de Baie-Comeau, voulait vraiment y retourner. Après 11 mois, nous sommes repartis là-bas. Ce fut une très grande réorientation dans ma vie.

Mais là-bas, j'ai constaté que, s'il y avait des gyms, il n'y avait pas de suivi avec des entraîneurs. J'ai donc importé ce concept-là. J'ai acheté une partie du centre d'entraînement où je travaillais, puis, il y a deux ans, à 25 ans, j'ai acheté la totalité.

L.A. - Est-ce qu'on discute beaucoup d'entrepreneuriat à Baie-Comeau ? En quoi est-ce une réalité différente de Montréal, par exemple ?

O.D. - C'est un grand sujet de conversation, ici ! Avec de grandes usines qui ont fait des compressions, Alcoa et Résolu, ça crée beaucoup d'incertitude. Mais il n'y a pas beaucoup de jeunes entrepreneurs ; je vois beaucoup de repreneurs, des entreprises familiales. Je n'ai pas vu beaucoup d'entreprises qui «partaient de zéro».

C'est un gros village, Baie-Comeau. Tout le monde se connaît. Il y a deux côtés à la médaille : ça aide si ta réputation est bonne, mais si tu as mauvaise réputation, ou que tu prends de mauvaises décisions d'affaires, ça peut jouer contre toi. Le fait que j'avais joué avec l'équipe locale, le Drakkar, ça m'a beaucoup servi en affaires. Le directeur de la Caisse populaire est un partisan de l'équipe ! (Rires.)

Même si tu as des projets, tu ne veux surtout pas froisser les autres. Tes concurrents, tu vas les revoir à l'épicerie... Ça peut t'empêcher de foncer si tu veux ménager les sensibilités.

L.A. - En quoi l'aspect «gros village», la proximité avec les gens dans un milieu moins densément peuplé, peut-il être utile ?

O.D. - Une de mes clientes [au gym], Sarah Gaudreault, travaille pour Innovation Manicouagan, et c'est elle-même qui m'a approché pour m'offrir du mentorat. Maintenant, je rencontre mon mentor au moins une fois par mois. C'est très, très utile de pouvoir compter sur quelqu'un «de la place», qui a de l'expérience dans les affaires. Je n'étais pas du tout dans le milieu des affaires, mais si tu cherches de l'aide, plusieurs organismes peuvent t'aider, comme les CLD. Si tu as une bonne idée, le bon service à offrir, tu peux réussir ici comme ailleurs. Sans problème.

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