
Des pompiers observent l'explosion des wagons citernes transportés par MMA, dans la nuit du 5 au 6 juillet, à Lac-Mégantic. Photo: Bureau de la sécurité des transports.
Avant d’être pris en charge par la Montreal Maine and Atlantic sur l’Île de Montréal, le train de pétrole brut qui a semé la dévastation à Lac-Mégantic a été acheminé du Dakota du Nord par le Canadien Pacific, en passant par cinq grandes villes nord-américaines. Difficile toutefois de connaître le parcours exact des wagons qui ont explosé. La grande compagnie ferroviaire «de classe 1» se refuse à tout commentaire.
«Par respect pour les résidents du Lac-Mégantic qui sont au centre de cet événement tragique et compte tenu des enquêtes présentement menées par les différentes autorités provinciales et fédérales, le CP préfère ne pas commenter à ce temps-ci», a écrit la porte-parole Breanne Freigel dans un courriel. «Je pourrai répondre à vos questions quand j’aurai l’autorisation de vous dire quelque chose», a-t-elle ajouté quand LesAffaires.com l’a jointe au téléphone plus tard, avant de rapidement mettre fin à la discussion.
Le réseau de la Montreal Maine and Atlantic (MMA) a un droit de passage sur celui du CP, entre la cour de triage de Côte-Saint-Luc, dans l’ouest de l’Île de Montréal, et le début de sa propre ligne, à Saint-Jean-sur-Richelieu. En tant qu’ancien tronçon du CP, le petit chemin de fer détenu par l’Américain Ed Burkhardt y est directement relié.
Selon un haut dirigeant de l’industrie ferroviaire qui refuse d’être cité, c’est donc à Côte-Saint-Luc que les trains de pétrole de MMA sont assemblés, à partir de wagons acheminés jusque là par le CP.
Le train de MMA qui a ravagé Lac-Mégantic est donc passé sur le pont ferroviaire parallèle au pont Mercier, au-dessus du fleuve Saint-Laurent, entre l’arrondissement LaSalle et la réserve mohawke de Kanhawake.
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