Une ancienne compagnie d'Accurso réclame 25 M$ à ArcelorMittal

Publié le 02/10/2013 à 14:38, mis à jour le 02/10/2013 à 16:53

Une ancienne compagnie d'Accurso réclame 25 M$ à ArcelorMittal

Publié le 02/10/2013 à 14:38, mis à jour le 02/10/2013 à 16:53

Le complexe minier d'ArcelorMittal au mont Wright, près de Fermont. Photo: ArcelorMittal

PRIMEUR - À Fermont sur la Côte-Nord, l’expansion de la mine du mont Wright d’ArcelorMittal ne fut pas de tout repos pour Gastier. Après des dépassements de coûts de 165 % sur sa partie du chantier, cette ancienne compagnie de Tony Accurso réclame 25 M$ en travaux impayés. Le maître d’œuvre SNC-Lavalin refuse d’autoriser le paiement, et Gastier demande l’arbitrage, a appris Les Affaires.

Le pdg du grand sidérurgiste, l’Indien Lashmi Mittal, voulait son agrandissement au plus vite à Fermont pour augmenter sa production de fer et profiter des prix record. Son maître d’œuvre SNC-Lavalin a fait venir Gastier à Fermont pour piloter les travaux mécaniques et électriques alors que l’ingénierie n’était complétée qu’à 60 %, selon une source bien au fait du contrat, octroyé en appel d’offres fin 2011.

La partie du projet sous le contrôle de Gastier était officiellement évaluée à 72 M$, «même si tout le monde savait que ça allait être plus», assure notre source.

Les relations entre SNC-Lavalin, l’entrepreneur général et les autres sous-traitants se sont vite corsées. Plans d’ingénierie en retard, bâtiment trop peu avancé pour y faire les travaux… En plus de ces problèmes d’exécution, les conflits autour des sommes à payer à Gastier ont commencé dès le début, selon nos informations.

Après six mois de retard sur l’échéancier, d’abord fixé à décembre 2012, le contrat est passé de 72 à 190 M$, et l’entrepreneur général, aujourd’hui exclu du chantier, réclame 25 M$. Cette somme inclut les multiples versements que Gastier doit faire à ses propres sous-traitants, engagés en grand nombre pour l’appuyer sur ce chantier chaotique. Le maître d’œuvre SNC-Lavalin reproche à la compagnie d’avoir indûment «étiré» les travaux, selon plusieurs entrepreneurs consultés.

En juillet, le conflit entre ArcelorMittal et son entrepreneur général a franchi un nouveau seuil. Après la grève de la construction, Gastier a exigé d’être payé avant de renvoyer ses employés sur le chantier. Mais le maître d’œuvre SNC-Lavalin, qui doit donner son aval pour tout paiement, a refusé d’approuver le chèque. Le 3 juillet, l’entreprise a plutôt reçu une lettre résiliant son contrat, faute de s’être présentée pour continuer les travaux.

Questionné à ce sujet, le porte-parole d’ArcelorMittal, Éric Tétreault, refuse de commenter «ses négociations avec ses sous-traitants».

Les problèmes de la multinationale indienne avec ses entrepreneurs se sont multipliés au même rythme que les imprévus sur le chantier, sous la responsabilité du maître d’œuvre SNC-Lavalin. En arrivant sur les lieux en janvier 2012, Gastier et les autres compagnies ont trouvé une bâtisse dont les murs et les planchers commençaient tout juste à être coulés. «On le voyait, confirme un autre entrepreneur du chantier qui refuse d’être identifié, par peur des représailles. Les gars de Gastier travaillaient au sous-sol ; ils passaient des supports électriques, des conduites et des tuyaux de ventilation n’importe où, puis ils recommençaient… Les plans n’étaient pas finaux !»

Selon nos informations, Gastier a même dû suspendre des échafaudages au plafond, au-dessus de 50 pieds de vide, pour y installer les équipements électriques, faute de plancher dans le bâtiment de l’extension. Puis en septembre 2012, l’entrepreneur devait poser la tuyauterie dans l’immeuble… sans plans.

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