Pas de «vague» républicaine aux élections américaines de mi-mandat

Publié le 09/11/2022 à 07:37

Pas de «vague» républicaine aux élections américaines de mi-mandat

Publié le 09/11/2022 à 07:37

Par AFP

Quant au Sénat, le camp du président de 79 ans, Joe Biden, a arraché aux républicains le siège le plus disputé de ce scrutin. (Photo: 123RF)

Washington — Le parti démocrate de Joe Biden a résisté mieux que prévu aux élections américaines de mi-mandat, privant Donald Trump de la «vague» d'élus sur laquelle le milliardaire républicain comptait surfer pour se lancer à nouveau à la conquête de la Maison-Blanche.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les républicains semblaient bien placés pour emporter la majorité à la Chambre des représentants, mais avec une victoire nettement plus courte que ce qu'ils ambitionnaient.

Quant au Sénat, le camp du président de 79 ans a arraché aux républicains le siège le plus disputé de ce scrutin.

La victoire en Pennsylvanie du démocrate John Fetterman, lors d'une soirée extrêmement tendue marquée par un laborieux dépouillement des suffrages, offrait à M. Biden l'espoir de conserver le contrôle de cette chambre, où les républicains avaient jusqu'ici un léger avantage dans les sondages. 

La composition finale du Sénat était désormais suspendue à quatre sièges: l'Arizona, le Nevada, la Géorgie et le Wisconsin, autant d'États où le comptage de ces voix pourrait nécessiter plusieurs jours.

 

Incertitude au Congrès

Après une campagne acharnée centrée sur l'inflation, les républicains étaient pourtant confiants dans leurs chances de priver mardi Joe Biden, un président à la cote de popularité anémique, de ses majorités au Congrès. 

Organisées deux ans après la présidentielle, les élections de mi-mandat font quasiment systématiquement office de vote sanction pour le pouvoir en place.

Signe de l'optimisme qui régnait dans le camp républicain, le «Grand Old Party» visait même des sièges dans des circonscriptions censées être solidement acquises aux démocrates. 

Mais le parti républicain, à qui l'on prêtait jusqu'à peu une percée de 10, 25, voire 30 sièges, s'est vu obligé de revoir ses ambitions à la baisse. 

«Il est clair que nous allons reprendre la Chambre des représentants», s'est borné à lancer le ténor républicain Kevin McCarthy, au milieu de la soirée, sans évoquer de raz-de-marée.

«Ce n'est certainement pas une vague républicaine, ça, c'est sûr», a de son côté admis l'influent sénateur Lindsey Graham, un proche de Donald Trump, sur NBC.

 

Sensation DeSantis

Du côté des gouverneurs des États —, 36 de ces postes très influents étaient en jeu mardi — le parti de Joe Biden s'est épargné une grosse frayeur en conservant le contrôle de l'État de New York, où les républicains croyaient être en mesure de déloger la gouverneure Kathy Hochul.

Les démocrates ont également arraché deux postes de gouverneurs aux républicains: dans le Maryland et le Massachusetts, où Maura Healey sera la première lesbienne à la tête d'un État. Joe Biden l'a d'ailleurs appelée immédiatement pour la féliciter.

Le camp démocrate n'avait pas non plus dit son dernier mot dans l'Arizona, où le dénouement de la course entre la trumpiste Kari Lake donnée favorite, et la démocrate Katie Hobbs restait inconnu. 

«Je suis prêt à attendre autant de temps qu’il faudra», a déclaré à l'AFP John Mueling sous son chapeau de cowboy, dans le luxueux ranch où le parti républicain tenait sa soirée électorale, en banlieue de Phoenix.

Dans cet État de l'Arizona, l'ancien président a attisé des doutes sur la régularité des opérations de vote, en mentionnant des incidents techniques très localisés ayant touché des machines à voter.

La soirée avançant, soucieuse de parer d'éventuelles critiques sur les résultats des républicains, Donald Trump a affirmé que son parti passait une «super soirée» électorale. Et a accusé les démocrates et les médias «fake news» de tout faire pour minimiser les succès de ses protégés. 

Le tempétueux milliardaire avait parié sur une victoire éclatante de ses lieutenants pour se lancer sous les meilleurs auspices dans la course à la présidentielle 2024. Il a promis à cet effet «une très grande annonce» le 15 novembre.

Une façon de couper l'herbe sous le pied à l'un de ces potentiels rivaux à l'investiture républicaine, Ron DeSantis. 

Mais de ces élections de mi-mandat, le gouverneur de Floride, réélu de manière triomphale, sort lui renforcé.

Étoile montante du camp conservateur, Ron DeSantis s'est félicité dans un discours offensif d'avoir fait de cet État du sud, longtemps considéré comme penchant tantôt à gauche, tantôt à droite, une «terre promise» pour les républicains, où «l'idéologie +woke+ vient mourir». 

«Je ne fais que commencer le combat», a promis le gouverneur âgé de 44 ans.

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