Les banques publieront la semaine prochaine leurs résultats du dernier trimestre

Publié le 28/11/2022 à 08:59

Les banques publieront la semaine prochaine leurs résultats du dernier trimestre

Publié le 28/11/2022 à 08:59

Par La Presse Canadienne

Les analystes se demanderont à quel point les banques ont profité de la situation au chapitre des prêts. (Photo: La Presse Canadienne)

Toronto — Les banques canadiennes dévoileront la semaine prochaine leurs résultats financiers trimestriels à un moment où plusieurs experts disent apercevoir les signes d’une possible récession à l’horizon.

Les craintes des experts de voir l’économie se recroqueviller semblent avoir empêché le cours de l’action des banques de se gonfler sur les marchés boursiers.

Les analystes examineront comment le secteur bancaire se comporte à la veille d’un possible ralentissement économique.

Les résultats couvrent la période de trois mois s’étant terminée le 31 octobre. La Banque du Canada a augmenté deux fois son taux directeur pour le porter à 3,75% au cours de cette période.

Les analystes se demanderont à quel point les banques ont profité de la situation au chapitre des prêts. Autre question: les emprunteurs pourront-ils les rembourser ? Une partie de la réponse reposera sur les provisions mises de côté par les banques pour faire face aux mauvais prêts.

Le secteur des prêts a gagné en importance au cours des récents trimestres en raison du recul prononcé des marchés boursiers. Cela a entraîné une baisse des profits pour le secteur de la gestion de placements. Le secteur des capitaux a connu un déclin, mais semble est en voie de se relancer.

La hausse des taux d’intérêt a été une grande source de pression pour les actions, même si des gains intéressants ont été réalisés en novembre. Elle a causé un ralentissement des marchés immobiliers et hypothécaires. Par exemple, la vente des maisons a rétrogradé de 36% en octobre par rapport à la même période de l’année précédente. Toutefois, les banques ont aussi pu en profiter, comme en font foi leurs marges d’intérêt nettes.

«La hausse des marges est l’un des plus emballants développements du secteur bancaire. Elle a partiellement compensé les craintes liées à la récession», a écrit l’analyste Gabriel Dechaine de la Banque Nationale.

Les provisions pour les mauvais prêts seront aussi un élément pouvant faire la différence, souligne Meny Frauman, de la Banque Scotia.

Les réserves financières des banques ont commencé à se relever lors du trimestre précédent, après une longue période de décroissance. Elles augmenteront encore au cours de ce trimestre, mais cela n’est pas un signe d’inquiétude pour le secteur du crédit qui demeure, selon Meny Grauman, «en bonne santé».

«L’essentiel, c’est que ceux qui chercheront de démontrer que nous sommes en récession dans les prochains résultats des banques seront encore une fois amèrement déçus», lance-t-il.

Il a cité les derniers résultats de l’emploi qui semble indiquer une relance après un été au ralenti. Autre signe favorable: la hausse des salaires, qui pourrait aussi aider l’économie et les banques.

Les analystes espèrent aussi profiter de l’occasion pour savoir comment les banques voient l’avenir.

«Quand nous sommes à la fin de l’année, c’est habituellement un bon moment pour des conseils. Les marges d’intérêt ont-elles atteint leur sommet ? Sont-elles près de l’atteindre ? La croissance des prêts a-t-elle atteint un sommet ? À quel point les provisions pour les mauvais prêts seront-elles augmentées ?», se demande Darko Mihelic.

Celui-ci prévoit une légère baisse du bénéfice par action par rapport au troisième trimestre, mais il sera en hausse par rapport à la même période de l’année précédente. Il rappelle que le secteur des prêts commerciaux est demeuré solide. Pour l’an prochain, Darko Mihelic se veut conservateur en prévoyant une croissance du bénéfice par action de 2,2%. Il compte sur une hausse de 4,4% en 2024 en raison de la croissance des prêts et d’autres facteurs stabilisants.

Une question demeurera sans doute sans réponse: qui achètera la division canadienne de la HSBC ? Cette transaction pourrait s’élever aux alentours de 10 milliards de dollars. La société a annoncé au début octobre qu’elle examinait ses options stratégiques concernant sa filiale en propriété exclusive au Canada, tout en notant que l’examen n’en était qu’à ses débuts.

«Nous ne nous attendons pas à pouvoir discuter de la HSNC à l’occasion des téléconférences. Mais la question restera sur les lèvres. Cette transaction aura des implications importantes pour l’entreprise qui la conclura», souligne Meny Grauman.

La Banque Scotia partira le bal, mardi. Elle sera suivie le lendemain par la Banque Royale et la Banque Nationale. Jeudi, ce sera au tour de la Banque de Montréal, de la CIBC et de Toronto-Dominion de présenter leurs résultats financiers.

 

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