La productivité du Canada commence à s'améliorer, croit le patron d'EDC

Publié le 10/03/2011 à 06:34, mis à jour le 11/11/2011 à 11:57

La productivité du Canada commence à s'améliorer, croit le patron d'EDC

Publié le 10/03/2011 à 06:34, mis à jour le 11/11/2011 à 11:57

Par La Presse Canadienne

Photo : Bloomberg

Les entreprises canadiennes sont sur le point de connaître leur propre version du "miracle de la productivité" observé aux États-Unis, affirme le nouveau patron d'Exportation et développement Canada, Stephen Poloz.

Les perspectives optimistes de M. Poloz semblent s'opposer aux nombreuses idées reçues sur la faible productivité du Canada, souvent mentionnée à titre d'obstacle à une solide croissance économique.

Citant en exemple ce qui s'est produit aux États-Unis dans la décennie qui a précédé la récente récession, M. Poloz affirme que quelque chose de similaire est en train de se produire au Canada.

Selon lui, la clé d'une meilleure productivité ne se trouve pas uniquement dans les achats de nouveaux équipements et d'ordinateurs, mais aussi en grande partie dans le transfert à l'étranger des activités les moins productives.

Cela permet aux entreprises d'augmenter la production et les ventes en gardant le même nombre d'employés, ce qui, conséquemment, fait croître la productivité.

Or, d'après M. Poloz, ce processus est déjà engagé. De récentes données témoignent d'une importante hausse d'activité chez les entreprises étrangères affiliées à des sociétés canadiennes, ce qui démontre que ces dernières se mondialisent.

Selon ces mêmes données, les ventes des sociétés étrangères affiliées à des entreprises canadiennes ont grimpé plus de deux fois plus vite que le taux d'exportation des firmes au Canada dans la première décennie du 21e siècle.

La productivité est l'un des indicateurs économiques les moins compris, en plus d'être un des plus difficiles à calculer avec précision. Essentiellement, il s'agit d'une mesure de la production par travailleur.

L'insuffisance de la productivité du Canada a été présentée par maintes parties, incluant la Banque du Canada et le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, comme un boulet économique qui ne fera qu'empirer une fois que les membres de la génération du baby-boom commenceront à prendre leur retraite, limitant la croissance de la main-d'oeuvre.

À l'occasion d'une allocution prononcée le printemps dernier, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a qualifié de "lamentable" la progression de la productivité canadienne, et prévenu que si rien n'était fait, la qualité de vie des Canadiens diminuerait.

"La combinaison du ralentissement de la croissance de la productivité et de l'évolution démographique pourrait bien signifier que dorénavant le taux moyen d'expansion de la production potentielle au sein de l'économie canadienne se rapprochera davantage de deux pour cent que de la moyenne supérieure à trois pour cent que nous avons connue durant la première moitié de la dernière décennie et la seconde moitié des années 1990", avait-il déclaré.

"Si cet écart devait persister sur dix ans, la perte cumulative de revenu se chiffrerait à près de 30 000 $ par Canadien. Compte tenu des tendances démographiques au pays, la principale façon d'éviter cette perte est d'améliorer notre productivité", avait ajouté M. Carney.

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