Dominique Anglade «convaincue» de faire des gains à l'extérieur de Montréal

Publié le 30/09/2022 à 09:19, mis à jour le 30/09/2022 à 18:28

Dominique Anglade «convaincue» de faire des gains à l'extérieur de Montréal

Publié le 30/09/2022 à 09:19, mis à jour le 30/09/2022 à 18:28

Par La Presse Canadienne

«Au-delà de la gestion de la pandémie, ce qu’on veut comme gouvernement, c’est celui qui va nous permettre de régler les enjeux qu’on a devant nous», a martelé Dominique Anglade. (Photo: La Presse Canadienne)

La cheffe libérale Dominique Anglade se dit «convaincue» de faire des gains à l'extérieur de Montréal le 3 octobre prochain.
C'est ce qu'elle a affirmé vendredi en mêlée de presse à Montréal, au terme d'une rencontre avec la mairesse Valérie Plante.
À la dissolution de la Chambre, le Parti libéral du Québec (PLQ) avait 27 sièges, dont seulement deux n'étaient pas à Montréal, mais en Outaouais.
Après avoir fait campagne notamment dans les comtés de Huntingdon et d'Orford, Mme Anglade poursuivra ses activités en Montérégie, vendredi. 
«Je pense que les Québécois sont en train de regarder et de décider, a-t-elle déclaré. Je suis très confiante. Vous allez avoir des surprises le 4 octobre.»
Mme Anglade a par ailleurs intensifié ses attaques à l'endroit du «style de leadership» de François Legault.

La cheffe libérale Dominique Anglade se dit «convaincue» de faire des gains à l’extérieur de Montréal le 3 octobre prochain.

Elle a toutefois fait cette affirmation vendredi à Montréal, où elle rencontrait la mairesse Valérie Plante, avant d’aller sillonner les circonscriptions de Laporte et de La Pinière, sur la Rive-Sud.

Traditionnellement, en fin de campagne, les chefs de partis se rendent dans les circonscriptions non acquises et où il reste du travail à faire pour convaincre les électeurs.

Mme Anglade a consacré plusieurs jours de sa campagne dans Montréal et ses environs, où des luttes très serrées sont à prévoir avec la Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS).

Si même les châteaux forts ne sont pas acquis, est-il réaliste de penser que le Parti libéral du Québec (PLQ) pourra faire des gains en région, lui a-t-on demandé.

Refusant de se prononcer sur le nombre de sièges que le PLQ pouvait réalistement remporter, la cheffe libérale a indiqué avoir bon espoir de gagner Huntingdon, Soulanges et Orford, d’«excellents comtés pour le Parti libéral».

«Je pense que les Québécois sont en train de regarder et de décider, a-t-elle fait valoir. Je suis très confiante. Vous allez avoir des surprises le 4 octobre.»

Mme Anglade a par ailleurs intensifié ses attaques à l’endroit du «style de leadership» du chef caquiste François Legault.

«J’étais avec Valérie Plante et il y a une chose que je lui ai dite très clairement: la manière de faire de la politique, ça ne peut pas être toujours en confrontation», a-t-elle dit devant des sympathisants à Greenfield Park.

Une dame croisée au Mail Champlain a dit qu’elle reconnaissait à Mme Anglade de grandes qualités, notamment sa «fraîcheur» et sa manière «terre-à-terre» de faire les choses.

Malgré tout, elle votera probablement pour la CAQ, du moins, c’est le choix qui lui a été proposé lorsqu’elle a répondu aux questions de la «Boussole électorale» de Radio-Canada, a-t-elle expliqué.

À la dissolution de la Chambre, le PLQ détenait 27 sièges, dont seulement deux étaient hors du Grand Montréal (Hull, Pontiac). Le site de projections électorales Qc125 lui accorde désormais entre 15 et 25 sièges.

Plusieurs bastions du PLQ sont menacés, tels que Saint-Henri–Sainte-Anne, Verdun, Laporte, Maurice-Richard, Hull, Laval-des-Rapides et La Pinière.

Immigration: les «francophones de souche» d’accord

Plus tard dans la journée, Mme Anglade est tombée face à face avec le candidat caquiste dans Camille-Laurin, Richard Campeau, à l’extérieur du centre d’achats Place Versailles.

M. Campeau a affirmé devant les journalistes que la position de la CAQ en matière d’immigration était bien accueillie sur le terrain.

M. Legault avait déclaré cette semaine qu’il serait «suicidaire» pour le Québec d’accueillir plus de 50 000 immigrants par année.

Son ministre sortant de l’Immigration, Jean Boulet, avait auparavant affirmé que «80% des immigrants s’en vont à Montréal, travaillent pas, parlent pas français ou n’adhèrent pas aux valeurs québécoises».

Le mot suicidaire était-il trop fort? «Moi, ça ne me dérange plus ou moins», a d’abord déclaré Richard Campeau.

«Très franchement, ce que j’entends aux portes, les gens semblent être d’accord avec ça, des francophones de souche, par exemple, vous allez me dire là. Les gens disent: “Bin ouais, c’est un mot”.»

«C’est une évidence qu’on va avoir des problèmes linguistiques si on ne reçoit pas et on n’accueille pas dignement nos immigrants», a renchéri M. Campeau.

«C’est un mot, a-t-il poursuivi en anglais. Si on ne fait pas attention à notre langue, eh bien, nous allons la perdre. Ce n’est qu’une question de temps.»

M. Campeau, qui affronte le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon dans Camille-Laurin, a aussi défendu son collègue Boulet.

«Jean Boulet était avec moi au Marché du store, c’était les Nations unies là, plein de gens de partout. […] Ce qu’il a mentionné après ça, je ne comprends pas, parce qu’il n’est pas comme ça, absolument pas comme ça.

«On s’était amusés avec ces gens-là, ça avait été un plaisir de les rencontrer», a-t-il ajouté.

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