Construction: injonction contre les centrales

Publié le 20/06/2013 à 18:19, mis à jour le 20/06/2013 à 18:43

Construction: injonction contre les centrales

Publié le 20/06/2013 à 18:19, mis à jour le 20/06/2013 à 18:43

Grève dans la construction

L’Association de la construction du Québec a obtenu une injonction contre les centrales syndicales, le lendemain d’une manifestation d’une soixantaine de travailleurs devant l’entreprise de la négociatrice en chef, le 17 juin.

En vertu de l’ordonnance, négociée avec les cinq centrales concernées, les manifestants ne peuvent être plus de cinq à manifester devant les locaux d’Isolation Lamar inc., sur la 16e avenue, dans le quartier Saint-Michel, à Montréal. La présidente de cette entreprise est Lyne Marcoux, négociatrice en chef pour la partie patronale.

Selon la police de Montréal, la manifestation fut pacifique. «Nous avons reçu les premiers appels au 911 vers 9h30, dit Dany Richer, porte-parole. L’attroupement a duré plus ou moins une heure; ça s’est passé dans le calme. Aucune enquête criminelle n’est en cours, selon mes informations.»

Selon la requête en injonction interlocutoire provisoire déposée à la Cour supérieure le lendemain de la manifestation, Lyne Marcoux et son frère Christian, vice-président d’Isolation Lamar, ont néanmoins eu peur de se rendre à leur travail.

«En raison du rôle de premier plan que j’occupe au sein de la partie patronale dans le conflit de travail qui sévit présentement et particulièrement en raison de la grande visibilité médiatique dont je suis l’objet je craignais de me présenter à l’entreprise ce matin», déclare Lyne Marcoux dans un affidavit à la requête.

Elle ajoute qu’elle a pu voir sur Facebook une vidéo où les manifestants chantaient: «Marcoux, tu nous couperas pas le cou !»

Son frère Christian précise de son côté que les grévistes «bloquaient l’entrée de l’édifice» et que de ce fait, «aucun client n’a pu accéder à l’entreprise». «Un policier m’a recommandé de ne pas sortir de l’édifice tant que les manifestants étaient présents», déclare-t-il.

Les avocats de l’Association de la construction du Québec et des centrales syndicales se sont consultés, puis le juge Louis Gouin s’est dit «prêt à émettre une ordonnance provisoire, mais plus restreinte que ce qui lui était demandé et a invité les parties à s’entendre quant au texte d’une telle ordonnance, à l’enseigne de la bonne entente».

Ce qui fut fait.

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