Coalition avenir Québec: continuer ou faire mieux

Publié le 03/10/2022 à 20:09, mis à jour le 03/10/2022 à 21:59

Coalition avenir Québec: continuer ou faire mieux

Publié le 03/10/2022 à 20:09, mis à jour le 03/10/2022 à 21:59

Par La Presse Canadienne

La Coalition avenir Québec (CAQ) semblait en voie de faire plusieurs gains sur ses adversaires. (Photo: La Presse Canadienne)

La Coalition avenir Québec (CAQ) semblait en voie de faire des gains sur ses adversaires et a résisté dans la région de Québec à la tentation du Parti conservateur du Québec (PCQ).  
Les partisans ont exprimé leur cri de joie le plus éclatant quand le député caquiste Sylvain Lévesque a battu le chef conservateur Éric Duhaime dans Chauveau.  
Ils ont entonné un chant très connu des partisans de sport, «Ohé ohé ohé».
À 21h20, 93 candidats caquistes étaient en avance et la CAQ récoltait 45 % de suffrages, en voie de rééditer un exploit détenu par les libéraux de Robert Bourassa en 1989. 
Élections Québec a confirmé à 20h37 un gouvernement caquiste majoritaire. 
Partout la CAQ faisait des gains sur ses rivaux en plus de garder ses circonscriptions.   
La région de Laval était en train de basculer des libéraux vers la CAQ, avec quatre circonscription sur six.
Dans l'Est du Québec, la CAQ faisait une razzia dans les circonscriptions péquistes.
Dans Vaudreuil, un comté pourtant libéral, la CAQ l'a emporté et elle était même en avance dans Hull, autre bastion libéral 
La candidate vedette caquiste Caroline St-Hilaire était toutefois en difficulté dans Sherbrooke contre son adversaire, la députée Christine Labrie de QS.
À Jonquière, la CAQ a enlevé la circonscription au Parti québécois, le Saguenay-Lac-Saint-Jean est donc devenu entièrement caquiste. 
Sur la Côte-Nord, autre région péquiste, la CAQ a remporté René-Lévesque et Duplessis, ainsi que dans Bonaventure et Gaspé, en Gaspésie. Seul le péquiste Pascal Bérubé a résisté dans Matane-Matapédia.  
Dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue, le candidat caquiste était en avance sur la députée QS sortante, Émilise Lessard-Therrien. 
La CAQ était aussi en avance dans des bastions libéraux comme Anjou-Louis-Riel, mais la lutte était plus serrée dans Maurice-Richard, un comté libéral que la CAQ espérait gagner. 
L'ancien péquiste Bernard Drainville, devenu caquiste, a rapidement été confirmé dans Lévis.
Les quelques dizaines de partisans de la CAQ étaient en liesse au rassemblement du parti au Capitole de Québec, qui se déroulait sous haute surveillance policière.
Contrairement au rassemblement de 2018 où il n'y avait pas assez de partisans pour remplir la salle du centre des congrès de Québec, cette fois, la machine caquiste affiche tout son personnel politique, ses attachés de presse, ainsi que plusieurs militants.   
Au terme d'une campagne sur la défensive, le chef caquiste François Legault pourrait bien, avec sa bonne étoile, rééditer les exploits de Robert Bourassa avec ses 99 sièges en 1985.
Sondage après sondage, la CAQ a maintenu sa popularité durant la campagne électorale, malgré une glissade.
À la dissolution de la Chambre, la CAQ détenait une forte majorité à 76 sièges, après avoir obtenu 37,5 % des voix en 2018.
M. Legault avait même évoqué des gains dans des places fortes libérales comme Laporte et Verdun, ou espérait enlever Sherbrooke et Rouyn-Noranda-Témiscamingue à Québec solidaire. Il est aussi allé chasser dans les terres péquistes de l'Est, comme Gaspé, les Îles-de-la-Madeleine, René-Lévesque et Duplessis. 
Mais dans les derniers jours de campagne, il a quand même pris la peine d'aller dans des circonscriptions caquistes comme Ungava, Abitibi-Ouest, Abitibi-Est, Orford, Saint-François, pour s'assurer qu'elles ne basculent pas aux mains de ses rivaux. 
Le chef caquiste a mené une campagne sur la défensive, sans l'entrain qui l'avait caractérisé en 2018 lorsqu'il a pris le pouvoir.
Il a reconnu en fin de campagne qu'il avait eu de «gros défis», que cela n'avait pas été facile d'être attaqué par quatre chefs de parti sur des enjeux très variés.
Mais il maintient qu'il était de bonne humeur et qu'il a eu du plaisir à faire campagne. 
Il s'est prêté à peu de bains de foule, contrairement à 2018. Les activités se tenaient le plus souvent avec des militants et du personnel politique.
M. Legault s'est souvent embourbé sur des engagements phares de sa formation politique, comme le projet de tunnel entre Québec et Lévis. 
Il a dû présenter ses excuses pour avoir associé l'immigration à la violence. 
Dans la dernière semaine, son équipe a limité ses rencontres avec la presse de deux par jour à une seule par jour.  
Il est ressorti des débats en sauvant les meubles, mais sans marquer des points.  
Lundi, comme à d'autres occasions durant la campagne, il a fouetté ses militants pour qu'ils incitent les électeurs à aller voter. 
Les sondages ont toujours suggéré que la CAQ allait gagner, même à la fin de la campagne après un glissement à 38 % des intentions de vote. 
Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

La Coalition avenir Québec (CAQ) semblait en voie de faire des gains sur ses adversaires et a résisté dans la région de Québec à la tentation du Parti conservateur du Québec (PCQ).

Les partisans ont exprimé leur cri de joie le plus éclatant quand le député caquiste Sylvain Lévesque a battu le chef conservateur Éric Duhaime dans Chauveau.  

Ils ont entonné un chant très connu des partisans de sport, «Ohé ohé ohé».

À 21h20, 93 candidats caquistes étaient en avance et la CAQ récoltait 45 % de suffrages, en voie de rééditer un exploit détenu par les libéraux de Robert Bourassa en 1989. 

Élections Québec a confirmé à 20h37 un gouvernement caquiste majoritaire. 

Partout la CAQ faisait des gains sur ses rivaux en plus de garder ses circonscriptions.   

La région de Laval était en train de basculer des libéraux vers la CAQ, avec quatre circonscription sur six.

Dans l'Est du Québec, la CAQ faisait une razzia dans les circonscriptions péquistes.

Dans Vaudreuil, un comté pourtant libéral, la CAQ l'a emporté et elle était même en avance dans Hull, autre bastion libéral.

La candidate vedette caquiste Caroline St-Hilaire était toutefois en difficulté dans Sherbrooke contre son adversaire, la députée Christine Labrie de QS.

À Jonquière, la CAQ a enlevé la circonscription au Parti québécois, le Saguenay-Lac-Saint-Jean est donc devenu entièrement caquiste. 

Sur la Côte-Nord, autre région péquiste, la CAQ a remporté René-Lévesque et Duplessis, ainsi que dans Bonaventure et Gaspé, en Gaspésie. Seul le péquiste Pascal Bérubé a résisté dans Matane-Matapédia.

Dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue, le candidat caquiste était en avance sur la députée QS sortante, Émilise Lessard-Therrien. 

La CAQ était aussi en avance dans des bastions libéraux comme Anjou-Louis-Riel, mais la lutte était plus serrée dans Maurice-Richard, un comté libéral que la CAQ espérait gagner. 

L'ancien péquiste Bernard Drainville, devenu caquiste, a rapidement été confirmé dans Lévis.

Les quelques dizaines de partisans de la CAQ étaient en liesse au rassemblement du parti au Capitole de Québec, qui se déroulait sous haute surveillance policière.

Contrairement au rassemblement de 2018 où il n'y avait pas assez de partisans pour remplir la salle du centre des congrès de Québec, cette fois, la machine caquiste affiche tout son personnel politique, ses attachés de presse, ainsi que plusieurs militants.

Au terme d'une campagne sur la défensive, le chef caquiste François Legault pourrait bien, avec sa bonne étoile, rééditer les exploits de Robert Bourassa avec ses 99 sièges en 1985.

Sondage après sondage, la CAQ a maintenu sa popularité durant la campagne électorale, malgré une glissade.

À la dissolution de la Chambre, la CAQ détenait une forte majorité à 76 sièges, après avoir obtenu 37,5 % des voix en 2018.

M. Legault avait même évoqué des gains dans des places fortes libérales comme Laporte et Verdun, ou espérait enlever Sherbrooke et Rouyn-Noranda-Témiscamingue à Québec solidaire. Il est aussi allé chasser dans les terres péquistes de l'Est, comme Gaspé, les Îles-de-la-Madeleine, René-Lévesque et Duplessis.

Mais dans les derniers jours de campagne, il a quand même pris la peine d'aller dans des circonscriptions caquistes comme Ungava, Abitibi-Ouest, Abitibi-Est, Orford, Saint-François, pour s'assurer qu'elles ne basculent pas aux mains de ses rivaux. 

Le chef caquiste a mené une campagne sur la défensive, sans l'entrain qui l'avait caractérisé en 2018 lorsqu'il a pris le pouvoir.

Il a reconnu en fin de campagne qu'il avait eu de «gros défis», que cela n'avait pas été facile d'être attaqué par quatre chefs de parti sur des enjeux très variés.

Mais il maintient qu'il était de bonne humeur et qu'il a eu du plaisir à faire campagne. 

Il s'est prêté à peu de bains de foule, contrairement à 2018. Les activités se tenaient le plus souvent avec des militants et du personnel politique.

M. Legault s'est souvent embourbé sur des engagements phares de sa formation politique, comme le projet de tunnel entre Québec et Lévis. 

Il a dû présenter ses excuses pour avoir associé l'immigration à la violence. 

Dans la dernière semaine, son équipe a limité ses rencontres avec la presse de deux par jour à une seule par jour.  

Il est ressorti des débats en sauvant les meubles, mais sans marquer des points.  

Lundi, comme à d'autres occasions durant la campagne, il a fouetté ses militants pour qu'ils incitent les électeurs à aller voter. 

Les sondages ont toujours suggéré que la CAQ allait gagner, même à la fin de la campagne après un glissement à 38 % des intentions de vote. 

 

Par Patrice Bergeron

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