Animé par le besoin de donner à son prochain

Publié le 23/01/2010 à 00:00

Animé par le besoin de donner à son prochain

Publié le 23/01/2010 à 00:00

Motivé par un besoin de liberté et d'indépendance, Gaétan Duchesne décide, au milieu des années 1990, de devenir travailleur autonome, après avoir passé 17 ans en entreprise.

En 1997, il fonde GDG Informatique et Gestion, une firme de services-conseils en gestion, en développement, en intégration, en entretien et en exploitation des technologies de l'information. L'entreprise établie à Québec compte aujourd'hui 50 employés et 200 sous-traitants.

Les affaires vont bien, à tel point que l'entrepreneur souhaite mettre " sa liberté financière " au profit de la communauté. Nous nous sommes entretenus avec M. Duchesne.

Les Affaires - Qu'est-ce qui vous motive en tant qu'entrepreneur ?

Gaétan Duchesne - Bien servir les clients, c'est une mission. Mais aussi, comme nous collaborons avec plusieurs travailleurs autonomes, je souhaite qu'ils soient le plus libres possible. Je considère mes employés comme des clients. Ils veulent obtenir un mandat, le client veut une personne pour le réaliser. Je dois être un bon marieur. Ce qui m'anime, c'est de voir des gens heureux autour de moi.

L.A. - Vos motivations ont-elles changé depuis la fondation de votre entreprise en 1997 ?

G. D. - Quand je me suis mis à mon compte, j'ai écrit des mots sur un bout de papier que je relis encore aujourd'hui. J'y ai noté des principes gagnants, comme " il faut que je sois proche de mes clients ". Je privilégie toujours les mêmes valeurs : l'intégrité en affaires, la qualité du service, la proximité du client, l'honnêteté, la vérité et aussi l'humilité.

L.A. - Il y a deux ans, à l'occasion du 10e anniversaire de GDG, vous avez décidé de verser 10 % de vos bénéfices à des oeuvres caritatives. Qu'est-ce qui vous pousse à redonner ?

G. D. - C'est l'amour des gens. Je pense que c'est ancré au plus profond de l'être : si tout le monde pouvait le faire, je pense que plusieurs le feraient. J'ai la chance de redonner et je le fais avec fierté. C'est drôle à dire, mais pour ma petite personne, j'en ai trop. Je n'ai pas besoin d'un voilier de 45 pieds pour être heureux. J'ai besoin de m'engager dans la collectivité. Il faut que je continue à bien gérer mon entreprise pour alimenter ce qui m'anime. Cela devient donc une motivation parce que si l'entreprise va bien, nous dégagerons de bons profits que nous redonnerons à la collectivité.

L.A. - Ce 10 % sera dorénavant remis à la Fondation GDG, que vous avez créée l'année dernière. Quel est son mandat ?

G. D. - La Fondation nous a permis de commanditer, entre autres, les Petits explorateurs [soirées sur le thème du voyage où les sommes recueillies sont versées à l'organisme de bienfaisance choisi par le conférencier] que nous avons lancés en 2007. Il y a aussi le Toit-jardin de la Maison de Lauberivière [qui vient en aide aux personnes dans le besoin], dont l'objectif est de produire des légumes de très bonne qualité, et peut-être même d'avoir des surplus à vendre. C'est un outil de réinsertion sociale qui aide les gens qui ont des idées géniales.

Notre objectif est de verser 70 % des sommes recueillies par la Fondation pour des causes liées à l'environnement, et 20 % pour encourager des sociétés qui démarrent. Le 10 % restant sert à financer des projets comme les Petits explorateurs.

L.A. - Vous donnez l'impression que votre désir de vous accomplir se matérialise aujourd'hui davantage par les activités de la Fondation. Est-ce le cas ?

G. D. - Absolument. Il vient un moment où vous vous demandez ce que vous faites avec un surplus d'argent. Je me suis dit qu'il faudrait que je redonne à la collectivité. Le but de cette Fondation est de générer des dividendes de générosité. Je veux mettre à profit mon talent d'entrepreneur pour qu'il y ait une continuité dans les projets que nous finançons, pour qu'ils puissent être durables.

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