TD : Bernard Dorval fait le point

Publié le 02/09/2011 à 15:40, mis à jour le 02/09/2011 à 15:41

TD : Bernard Dorval fait le point

Publié le 02/09/2011 à 15:40, mis à jour le 02/09/2011 à 15:41

En plus de dépasser les attentes des analystes, la Banque TD a annoncé jeudi que son dividende par action ordinaire augmentera de 2 cents, ou 3 %, pour se fixer à 68 cents par action. Pour l'institution financière, il s'agit d'une seconde hausse de son dividende depuis la crise financière. Bernard Dorval, président suppléant de TD Canada Trust explique comment la TD continue d'accroître son dividende malgré le contexte économique de plus en plus défavorable.

Finance et Investissement : Comment expliquez-vous cette nouvelle hausse de dividende?

Bernard Dorval : Nous visons de verser des dividendes de 35 % à 45 % du bénéfice net rajusté par action. Le conseil d'administration prend en considération les bénéfices par action pour les 12 prochains mois et la capacité à maintenir ces bénéfices. Avec l'annonce, ça nous place dans le milieu de notre fourchette de 35 % à 45 %.

On est toujours très conservateur dans nos dividendes versés. Pourquoi? On veut investir de façon significative et de façon constante dans de nouvelles avenues de revenu pour le futur. Aujourd'hui, on voit le bénéfice de tout le travail qu'on a fait au niveau du développement de nos affaires.

FI : En août, la Banque TD achetait le portefeuille de cartes de crédit ainsi que d'autres éléments d'actif et de passif de la Banque MBNA Canada. En quoi cette acquisition s'inscrit-elle dans votre modèle d'affaires?

BD : Les services de carte de crédit, ce sont des services qui prennent de plus en plus de place comme mode de paiement. On est très content de cette acquisition. Ça nous apporte un million de nouveaux clients à qui nous allons pouvoir proposer d'autres produits financiers et ça nous amène de la masse critique dans le secteur des cartes de crédit. C'est un secteur où la masse critique devient importante. Ça nous positionne comme l'émetteur de cartes de crédit avec le plus gros volume au pays.

De plus, on a payé une prime très raisonnable sur le portefeuille. Notre objectif de rentabilité est un retour sur investissement de 10 % à 15 % par année au bout du compte.

FI : Expliquez-moi votre croissance dans le secteur de la gestion de patrimoine?

BD : On fait beaucoup affaire dans le courtage à escompte et les fonds communs de placement, peut-être un peu moins dans le courtage de plein exercice. Même si le mois d'août a été turbulent, depuis les 18 derniers mois, les marchés ont été relativement bons. La valeur comptable des marchés obligataires a augmenté considérablement avec la baisse des taux d'intérêt. Ce qui explique le gros de la croissance, c'est l'augmentation de la valeur des portefeuilles. Il ne faut pas oublier que le consommateur moyen a une proportion de 50 % en actions et de 50 % en obligations.

Aussi, on voit une croissance constante des actifs des gens qui ont de l'argent et des entreprises. Même au travers de la crise, on n'a pas vu de baisse. Au niveau américain, les gens sont dans un processus de désendettement. Leur actif et leurs investissements tendent à augmenter. Combiné avec des valeurs de portefeuille qui augmentent en raison des marchés, ça explique la bonne performance des opérations de gestion de patrimoine. Enfin, on a davantage de conseillers qui ont un permis de fonds communs et de plein exercice. On en a tout près de 2000, alors qu'au début des années 2000, environ 600.

FI : Pourquoi le bénéfice TD Ameritrade est-il en baisse?

BD : Le montant des transactions par jour qui a diminué de 10 % dans le dernier trimestre d'Ameritrade. Les actifs sont en augmentation. On est rendu à 400 G$ d'actif. Il y a aussi un impact négatif causé par la force du dollar canadien.

FI : Parlez-moi de votre croissance au Québec?

BD : Notre objectif est d'ouvrir 125 succursales. On est rendu à 113. Tous nos plans sont déjà prêts pour les autres. On continue d'investir et de se différencier avec des succursales ouvertes plus longtemps. Au Canada, 25 % des succursales sont ouvertes durant quatre heures le dimanche. Ça renforce l'intérêt des clients, parce que l'accessibilité est supérieure.

FI : Est-ce rentable comme stratégie?

BD : Oui, c'est payant. Une succursale fait ses frais généralement la deuxième année. À partir de ce moment, elle rembourse l'investissement et ça peut prendre quatre à cinq autres années avant de tout rembourser l'investissement initial. De plus, les succursales au Québec en moyenne performent mieux que celle qu'on ouvre dans le reste du Canada.

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