Le G20 évoque une taxe sur les transactions financières

Publié le 23/09/2011 à 13:42

Le G20 évoque une taxe sur les transactions financières

Publié le 23/09/2011 à 13:42

Par AFP

Photo : Bloomberg

Les vingt principales économies de la planète préparaient vendredi à Washington les réponses à apporter aux pays les plus pauvres, notamment une taxe sur les transactions financières qui commence à prendre forme sans toutefois convaincre certaines grandes puissances.

Pour la première fois, une réunion ministérielle du G20 des principaux pays riches et émergents est consacrée aux questions de développement. Les ministres des Finances et de la Coopération se réunissent à 17H00 sous présidence française.

Au menu de leur rencontre, qui doit faire l'objet d'une déclaration commune, la préparation du sommet du G20 de Cannes (sud-est de la France) des 3 et 4 novembre, où Paris espère avancer sur la sécurité alimentaire et la lutte contre la volatilité des prix des matières premières, les projets d'infrastructures en Afrique, ainsi que le financement du développement.

C'est ce point qui cristallise le plus les débats. La France, soutenue par l'Allemagne, pousse la création d'une taxe sur les transactions financières, une vieille revendication des associations de lutte contre la pauvreté qui voient là une manne pour pallier aux promesses non tenues des pays riches.

Le ministre français des Finances François Baroin, dont le pays préside actuellement le G20, a reconnu qu'il n'y avait "pas de consensus aujourd'hui" pour l'instauration d'une taxe au niveau de ce groupe de pays riches et émergents, en raison des "réserves" américaines. Mais il a assuré qu'un "chemin" existait "pour continuer" à promouvoir cette taxe.

Paris espère parvenir à Cannes à un accord de principe permettant à un groupe de pays pionniers d'instaurer cette taxe. L'Union européenne, ou la zone euro si Londres devait opposer son veto, auraient alors la bénédiction pour avancer.

Cette stratégie a reçu un coup de pouce du milliardaire américain Bill Gates, auquel la France a demandé un rapport sur les financements innovants du développement.

Jusqu'ici sceptique sur une taxe qui serait boycottée par les États-Unis, l'ex-patron de Microsoft reconverti dans l'humanitaire juge désormais qu'une adoption par tous les pays ne doit pas être un préalable.

Selon un rapport d'étape qui devait être présenté vendredi à Washington et dont l'AFP s'est procuré une synthèse, des formes de taxation des transactions financières existent déjà, comme en Inde ou au Royaume-Uni. La taxe "semble donc faisable même sans adoption universelle", affirme-t-il.

"Si les membres du G20 ou un autre groupe d'États, par exemple au sein de l'Union européenne, parviennent à s'accorder sur les contours d'une taxe sur les transactions financières (...) cela peut générer des ressources substantielles", dit le rapport.

"La taxe sur les transactions financières est sur les rails, et désormais même l’homme le plus riche des États-Unis soutient cette initiative", s'est réjoui le directeur de l'ONG Oxfam France, Luc Lamprière.

En écho, la Commission européenne a laissé entendre qu'elle pourrait bientôt proposer d'introduire cette taxe dans l'UE à partir de 2014.

Bill Gates recommande aussi de taxer l'émission en carbone des transports maritimes et aériens, ce qui pourrait rapporter 100 milliards de dollars par an notamment pour lutter contre les conséquences du changement climatique dans les pays pauvres.

Le débat sur l'affectation des recettes d'une taxe financière reste toutefois en suspens, au moment où plusieurs pays riches surendettés, ainsi que la Commission européenne, aimeraient les capter pour leur propre budget.

Bill Gates estime qu'elles doivent aller de manière substantielle au développement. Les pays pauvres, notamment africains, font la même demande.

Par crainte de voir cette question bloquer toute avancée sur la taxe elle-même, la France préfère pour l'instant ne pas trancher.

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