La chimie verte au secours de la rentabilité

Publié le 20/11/2010 à 00:00, mis à jour le 22/11/2010 à 13:28

La chimie verte au secours de la rentabilité

Publié le 20/11/2010 à 00:00, mis à jour le 22/11/2010 à 13:28

Chao-Jun Li est difficile à joindre tant il est occupé. Il est l'un des chefs de file en matière de chimie verte au Canada, est titulaire d'une chaire de recherche dans le domaine et enseigne à l'Université McGill. Son emploi du temps chargé ne l'empêche pas de discuter longuement sur son sujet de prédilection en entrevue.

Le concept de la chimie durable est simple, explique-t-il. Il s'agit de repenser la science traditionnelle à la lumière de procédés plus efficaces et moins polluants.

Un exemple simple serait d'utiliser l'eau comme solvant plutôt que de recourir à des composés chimiques. Ou alors, ce pourrait être d'éliminer des étapes ou des composants et de produire moins de déchets. Deux raisons poussent une entreprise à se tourner vers cette nouvelle approche, selon le chercheur : devenir bonne citoyenne corporative, mais surtout, affirme M. Li, gagner en efficacité en étant moins polluante et plus productive. Résultat pour l'entreprise : moins de dépenses pour les matières premières et moins de coûts associés à la gestion des déchets. Les applications concernent presque tous les domaines : de l'éthanol à la production de médicaments, du papier et, bien entendu, de produits chimiques.

Certaines industries connaissent bien le concept : L'Oréal, Pfizer et Tembec par exemple. D'autres tardent toutefois à s'y intéresser.

" Au Québec, il y a une foule de petites PME qui font des produits chimiques ", soutient M. Li. Ce sont des fabricants de solvants et de peintures, soit des entrepreneurs qui pourraient bénéficier des progrès de la chimie. " Pour les petites entreprises, les investissements pour s'adapter ne sont pas énormes et représentent un avantage important " vis-à-vis du reste du Canada, de l'avis de l'universitaire.

Michel Lachance est un de ceux qui travaillent d'arrache-pied pour faire connaître cette nouvelle chimie auprès des entrepreneurs. Le Centre québécois de la valorisation des biotechnologies (CQVB), où il est directeur du secteur des bioproduits industriels et des technologies vertes, vise à faire la promotion de ces méthodes. " Les investisseurs s'y intéressent ", affirme-t-il. Selon lui, les technologies propres attirent désormais davantage de capitaux que l'informatique.

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