Mines Richmont : Gregory Chamandy devient investisseur activiste

Publié le 09/12/2009 à 07:38

Mines Richmont : Gregory Chamandy devient investisseur activiste

Publié le 09/12/2009 à 07:38

Par Dominique Beauchamp

Mines Richmont procède aussi au dénoyage de la mine Francoeur, à 25 km à l’ouest de Rouyn-Noranda. Photo : Mines Richmont

Alors que l’or brille de tous ses feux, Gregory Chamandy passe d’actionnaire à investisseur activiste dans Mines Richmont, dont il a accumulé 19,5 % des actions depuis mai 2009 incluant un bloc de 8,8% acheté le 27 novembre dernier au prix de 3,50$ l’action.

Le titre de Richmont qui a clôturé mardi à 3,59$, a perdu 14% depuis mai dernier alors que le cours de l’or s’est apprécié de 22% sur la même période.

Gregory Chamandy a quitté en 2004 la direction Vêtements de sport Gildan qu’il avait fondé avec son frère Glenn Chamandy qui est aujourd’hui président et chef de la direction de l’entreprise montréalaise. Gregory Chamandy est aujourd’hui président du conseil d’Oxbridge Gestion de capital privé, une société de gestion d’actifs pour personnes fortunées.

Or, dans un document d’initié déposé à la Securities and Exchange Commission américaine, Oxbridge révèle son intention de tenir des pourparlers avec les membres du conseil d’administration et les cadres supérieurs de Mines Richmont, ainsi qu’avec d’autres actionnaires, afin de trouver des moyens d’accroître la valeur du petit producteur d’or.

Les moyens envisagés incluent un changement de stratégie et des changements au conseil d’administration, indique le document. Au 30 septembre, Mines Richmont, une entreprise montréalaise, était assise sur des liquidités de 22,9 millions de dollars.

M. Chamandy est devenu le plus important actionnaire de Mines Richmont le 12 mai 2009. Il avait alors déclaré qu’il « utiliserait son expérience et son réseau de contacts dans la communauté d’affaires et d’investissement afin d’aider le conseil d’administration et l’équipe de direction à réaliser le plein potentiel de Richmont et à maximiser la valeur de l’action ». À l’époque, M. Chamandy indiquait que le placement dans Mines Richmont visait à diversifier son portefeuille dans l’or à long terme.

M. Chamandy, qui est aussi le vice-président du conseil d’administration de Richmont, ne veut pas dévoiler son jeu aux médias. Il a refusé de nous parler lorsque nous avons tenté de le rejoindre par l’entremise d’Anne-Marie Durand, de la firme de relations publiques National qui le représente.

Rejoint au téléphone Martin Rivard, président et chef de la direction de Mines Richmont, s’est contenté de dire qu’il n’était pas en position d’en dire plus concernant les intentions de M. Chamandy.

Interrogé sur la possibilité d’un différend entre M. Chamandy et la direction de Mines Richmont, M. Rivard a indiqué qu’il poursuivait la stratégie qui consiste à améliorer l’exploitation des deux mines en en production, soit Island Gold (en Ontario) et Beaufor (à Val d’or).

Mines Richmont procède aussi au dénoyage de la mine Francoeur, à 25 km à l’ouest de Rouyn-Noranda, avec l’objectif d’entrer en production au premier semestre de 2011.

Cette mine a produit 345 000 onces d’or entre 1991 et 2001. Elle a alors cessé sa production en raison de la faiblesse du prix de l’or. La société d’exploration, de développement et de production d’or s’est donné pour objectif de devenir un producteur d’or rentable de taille intermédiaire.

Pour y arriver, Mines Richmont doit avoir trois ou quatre mines en production et compter des réserves d’or d’au moins un million d’onces d’or, peut-on lire sur son site internet. L’entreprise évalue activement des possibilités de partenariats ou d’acquisitions.

 

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